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Une murale sur les châteaux d'eau de Sherbrooke : un projet réaliste?

Les réservoirs d'eau de Rock Forest font partie du paysage depuis 1966.

Les réservoirs d'eau de Rock Forest font partie du paysage depuis 1966.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Elles font partie du paysage du secteur Rock Forest de Sherbrooke depuis 1966. Les tours d'eau, fierté de bien des résidents du coin, sont d'un blanc immaculé depuis toujours. Mais si on les imaginait autrement? Colorées ou avec des motifs? Dans les cartons de Destination Sherbrooke et de l'organisme M.U.R.I.R.S, la revalorisation de ces châteaux d'eau n'est pas un projet si anodin.

Un texte d'Émilie Richard

Le plan quinquennal qui unit Destination Sherbrooke et M.U.R.I.R.S prévoit la conception de deux autres nouvelles murales d'ici 2020. L'idée d'utiliser les tours d'eau comme canevas a déjà été amenée sur la table.

Est-ce qu'une de ces murales pourrait être la mise en place d'une oeuvre sur une des tours? Peut-être. D'ici deux ans ou plus tard.

Denis Bernier, directeur général, Destination Sherbrooke

Le président de M.U.R.I.R.S, Serge Malenfant, soutient que la chose est commune en Europe ou aux États-Unis. Par exemple, à Mount Jackson en Virginie, la tour d'eau a été enjolivée d'un panier de pommes. « C'est un projet similaire qui est devenu marquant pour la région. Tellement, qu'il a été refait il n'y a pas si longtemps. Les gens passent par-là et ça devient un symbole », explique-t-il.

La tour d'eau de Mount Jackson en Virginie. La réalisation de celle-ci a coûté 250 000 $ américains.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La tour d'eau de Mount Jackson en Virginie. La réalisation de celle-ci a coûté 250 000 $ américains.

Photo : Ville de Mount Jackson

Ici, ce n'est pas très populaire [les châteaux d'eau] parce qu'on a tellement d'eau, mais c'est ce qui fait que ça devient une forme intéressante à exploiter.

Serge Malenfant, président de M.U.R.I.R.S
La tour d'eau de la ville de Rosemont en Illinois.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La tour d'eau de la ville de Rosemont en Illinois.

Photo : pixabay.com

La réalisation d'une telle oeuvre est techniquement très exigeante. C'est ce qui explique que le projet sherbrookois n'a pas encore été poussé plus loin.

D'une hauteur d'un peu plus de 40 mètres et de forme atypique, les tours ne sont pas facilement accessibles. « Il y a des permissions, le type de peinture, les installations pour atteindre le sommet. On parle de nacelles, de structures spécialisées, d'équipements, de prélavage de la surface, de couleur de base », ajoute M. Malenfant qui, avec son équipe, travaille normalement sur des surfaces de béton. Dans ce cas-ci, il s'agit de métal.

Ce n'est pas pour rien que c'est blanc. Il ne faut pas que ça absorbe la chaleur pour ne pas que la surface prenne de l'expansion. Il faut travailler avec des couleurs beaucoup plus pâles.

Serge Malenfant, président de M.U.R.I.R.S

Il y a bien des étapes à franchir avant que l'équipe de M.U.R.I.R.S ne commence à créer.

D'autant plus que les sommets sont garnis d'antennes de télécommunications. Pour respecter les normes de Santé Canada, les ondes devront être fermées lorsque les artistes s'exécuteront à moins de quatre mètres des antennes.

Avant de se lancer, Destination Sherbrooke veut s'assurer de la faisabilité, de la pertinence et de l'acceptabilité du projet.

C'est possible, effectivement, que la population dise qu'elle souhaite les garder intacts. On va être à l'écoute.

Denis Bernier, directeur général de Destination Sherbrooke

Tout dépend aussi de la volonté politique. « La Ville doit nous soutenir, surtout au niveau du budget. On n'a pas fait d'évaluation précise, mais on peut s'attendre à ce que ça représente plus d'investissements que les autres murales », exprime Denis Bernier.

À titre comparatif, le projet de tour d'eau à Mount Jackson a coûté 250 000 $ américains. À Sherbrooke, la tour avec la boule a été repeinte en 2010 au coût de 92 000 $, alors que le blanc du cylindre a été rafraîchi en 2007 pour la somme de 77 000 $.

La petite histoire des tours d'eau

La première tour, celle avec la boule, a été inaugurée en 1966. Conçue pour un faible développement prévisionnel, la tour a été rapidement insuffisante. Le développement rapide de Rock Forest a exigé la construction d'un nouveau réservoir, plus volumineux. Le cylindre s'est ajouté au paysage en 1978.

À lire aussi : Importante fuite d'eau d'un réservoir à Sherbrooke

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