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C.-B. : La hausse de la prise de médicaments chez les enfants inquiète des chercheurs

Comprimés de Ritalin.
Des chercheurs affirment que les enfants qui sont nés entre septembre et décembre, donc, les plus jeunes de leur classe, prennent davantage de médicaments. Photo: Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique sonnent l'alarme : ils affirment qu'un nombre grandissant d'enfants britanno-colombiens se voient prescrire des stimulants pour traiter un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH).

Un texte de Dominique Lévesque

Ces médicaments ont un effet sur l’appétit et le développement de l’enfant, affirment les chercheurs.

« Nous ne savons pas si les avantages des stimulants donnés aux enfants à long terme sont plus importants que les effets négatifs », affirment les scientifiques de l'UBC Therapeutics Initiative, qui se décrit comme un groupe de recherche et d’information pour les médecins et les pharmaciens, dans une lettre rendue publique lundi.

Il y a des preuves que beaucoup d’enfants se voient prescrire ces médicaments parce qu’ils sont les plus jeunes de leur classe et les plus immatures.

Lettre de l'UBC Therapeutics Initiative

Les chercheurs citent notamment une étude publiée dans le Journal de l’Association médicale canadienne en 2012, qui s’est intéressée à 937 943 enfants britanno-colombiens âgés de 6 à 12 ans, entre 1997 et 2008.

Cette étude a mis en lumière que les garçons et les filles nés entre septembre et décembre couraient, respectivement, 41 % et 77 % plus de risques de se faire prescrire des stimulants pour le TDAH que les enfants nés en janvier.

Cela suggère que les enseignants, les parents et les médecins traitent avec des médicaments, un problème qui est social et non médical.

Lettre de UBC Therapeutics Initiative

Les chercheurs de l'UBC avaient soulevé des inquiétudes similaires il y a 10 ans. Ils ont voulu vérifier si les inquiétudes relevées et publiées alors avaient mené à une baisse du nombre de prescriptions pour le TDAH. Or, leurs conclusions montrent qu'il n’y a pas eu de baisse, mais plutôt une hausse du nombre d’enfants sous médication, affirment-ils.

La majorité des médicaments sont prescrits pour aider les enfants à se concentrer en classe.

Alan Cassels, porte-parole, UBC Therapeutics Initiative

Le chercheur Alan Cassels conseille aux parents d'un enfant ayant des difficultés en classe en raison de symptômes s’apparentant au déficit de l’attention et de l’hyperactivité de penser à lui faire répéter un niveau scolaire, plutôt que de songer à lui faire prescrire des médicaments.

Colombie-Britannique et Yukon

Soins et traitements