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La chaleur nuit à l'apprentissage dans les vieilles écoles mal climatisées

Le soleil au-dessus d'un bâtiment

La climatisation laisser à désirer dans certaines écoles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chaleur envahit les vieilles écoles de la province. Les élèves perdent de leur concentration en cette fin d'année scolaire et les systèmes de climatisation laissent à désirer.

Un texte de Myriam Eddahia

Jimmy Bahama et David Mubache, deux élèves de l’école secondaire catholique Monseigneur-de-Charbonnel, ne peuvent plus supporter la chaleur dans leur classe.

« Il faudrait avoir des ventilateurs ou ajouter de nouveaux climatiseurs pour qu’on se concentre mieux en classe », propose Jimmy Bahama.

Cinq à dix plaintes liées à la chaleur dans les écoles sont reçues par le Conseil scolaire catholique MonAvenir sur sa soixantaine d’écoles.

L’installation d’un système de climatisation pour un seul local dans une école, comme une bibliothèque, peut coûter entre 30 000 $ et 50 000 $, selon la surintendante de l’éducation du Conseil scolaire catholique MonAvenir, Suzanne Iskander.

« Des 45 % des écoles qui ne sont pas climatisées, il ne faut pas oublier qu’il y a des bâtiments qui datent de plusieurs années où il n’y avait pas encore de climatisation comme telle », dit Suzanne Iskander.

Le ministère de l’Éducation de l’Ontario n’a pas voulu nous accorder une entrevue, mais sa porte-parole, Heather Irwin, nous a fait parvenir une déclaration par courriel.

Entre 2015-2016 et 2017-2018, écrit-elle, le ministère de l’Éducation a versé 1,4 milliard de dollars par année aux conseils scolaires pour des rénovations.

Les coûts de rénovation des écoles varient selon l’état du bâtiment, s’il y a déjà un système de climatisation ou s'il y a la possibilité d’en installer un nouveau.

« 55 % de nos écoles ont déjà une climatisation de 80 à 100 %. La plupart de nos nouvelles écoles sont climatisées à 100 % et, en ce moment, nous avons des écoles qui ont un autre pourcentage de climatisation et quelques-unes qui n’en ont pas », dit Suzanne Iskander.

Des rénovations nécessaires

Pour Ernst Laraque, un enseignant qui compte 10 ans d’expérience, la solution est claire.

Quand l’école est trop vieille et qu’il est impossible d’installer la climatisation, il faut construire une nouvelle école.

« Il y a d’anciennes bâtisses dans lesquelles vous allez trouver des pièces super climatisées, même trop, et il y en a d’autres où l’on crève », dit-il.

« Presque tous les conseils scolaires sont dans la même situation, surtout avec les anciens bâtiments », précise Suzanne Iskander. Il y a des fonds que nous recevons du ministère de l’Éducation pour des travaux de rénovation. On peut consacrer un certain pourcentage pour pouvoir ajouter une climatisation, mais il n’y a pas un fonds ou une subvention spécifiquement pour cela. »

Du côté du Conseil scolaire Viamonde, 10 écoles sur 51 sont entièrement climatisées. Les autres établissements sont climatisés de 10 % à 75 %.

Difficile de se concentrer

Ernst Laraque constate que les élèves sont moins concentrés quand il fait très chaud.

« C’est dérangeant. Je ne peux pas bien travailler », dit l’élève David Mubache.

Des rappels sont envoyés aux directions des écoles par les conseils scolaires dans le but d’outiller les membres du personnel et conseiller les élèves.

Ces notes internes recommandent de se rafraîchir, de rester à l’ombre et de diminuer le temps de récréation des élèves à l’extérieur, par exemple.

Le Conseil scolaire catholique MonAvenir souhaite aménager des centres de rafraîchissement dans ses écoles, chaque année.

Selon le ministère de l’Éducation, au moins 220 millions de dollars ont été consacrés à l’amélioration des systèmes de climatisation et de qualité de l’air dans les écoles ontariennes, depuis 2011.

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