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« Viagra féminin » : le Dr Fernand Labrie condamné à verser 11,3 M$

Essais en laboratoire de recherches médicales.
Scientifique travaillant dans un laboratoire de recherche pharmaceutique. Photo: iStock
Radio-Canada

La Cour supérieure condamne le Dr Fernand Labrie à verser à l'Université Laval et au CHU de Québec des redevances de 11,3 millions de dollars sur la vente du « viagra féminin ».

Un texte de Louis Gagné

Cette condamnation découle d’une entente conclue en 1991 dans laquelle le Dr Labrie et son entreprise, EndoRecherche, s’étaient engagés à verser aux deux établissements 25 % des revenus tirés des recherches effectuées sur la déhydroépiandrostérone (DHEA).

Ces recherches ont notamment mené au développement du Vaginorm (renommé Intrarosa), un traitement destiné aux femmes ménopausées pour soigner différents problèmes tels que l’atrophie vaginale et la perte de désir sexuel.

Même si le « viagra féminin » n’a pas encore été mis en marché, l’exploitation et la commercialisation des résultats de recherches effectuées sur la DHEA ont permis à EndoRecherche et à sa filiale, EndoCetics, de générer des revenus de 44,8 millions de dollars entre 1991 et 2014.

Se référant à l’entente de 1991, l’Université Laval et le CHU de Québec prétendaient avoir droit au quart de ces revenus.

Profits annulés?

Les défendeurs soutenaient de leur côté ne rien devoir, puisque les profits nets tombent à zéro une fois qu’on soustrait les coûts de recherche (261,9 millions de dollars) et les redevances dues à la pharmaceutique Bayer (72,7 millions de dollars).

Ils contestaient également la part de 25 % exigée par l’Université Laval et le CHU de Québec. Le Dr Labrie, EndoRecherche et EndoCetics soutiennent que moins de 0,6 % des travaux relatifs à la molécule DHEA ont été réalisés au CHU.

La Cour supérieure n’a pas retenu les arguments du Dr Labrie et des deux entreprises de recherche. Elle les condamne à verser, à parts égales, la somme de 11 281 129 $ à l’Université Laval et au CHU de Québec.

À ce montant s’ajoutent le paiement d’intérêts et une indemnité additionnelle, ainsi que les frais de justice engagés par les demandeurs.

Québec

Procès et poursuites