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Les brigadiers scolaires de Montréal ratifient l’entente de principe

Un rassemblement de syndiqués équipés de pancartes.

Des brigadiers scolaires ont manifesté devant le quartier général du SPVM le 6 mars dernier.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Les 620 brigadiers scolaires de l'île de Montréal viennent d'entériner dans une proportion de 83 % l'entente de principe intervenue quant au renouvellement de leur convention collective.

Ces brigadiers, membres de la section locale 930 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) affilié à la FTQ ont réussi à conclure leur entente sans avoir à exercer le mandat de grève dont ils s'étaient dotés en novembre dernier.

« Non, on n'a pas eu besoin de se rendre en grève et la Ville ne voulait pas qu'on se rende là » non plus, a souligné Diane Girard, présidente du syndicat, au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne.

Les brigadiers scolaires ont obtenu un certain rattrapage salarial. C’était le principal point en litige, puisque les brigadiers montréalais étaient moins bien rémunérés que leurs collègues d'autres villes. Ainsi, le salaire horaire passera de 16,14 $ à 19 $ à la fin du contrat de travail, le 31 décembre 2020.

C'est pas 20 $, mais à la prochaine négociation, on va travailler fort encore pour essayer d'augmenter ça.

Diane Girard, présidente du syndicat des brigadiers scolaires

Ces brigadiers gagnaient en moyenne 13 000 $ par année.

Mme Girard s'est dite très contente de l'entente qui a été conclue, bien que le syndicat ait aussi dû faire quelques concessions au chapitre des congés de maladie et des congés mobiles.

« C'est sûr qu'on a dû faire des petits assouplissements avec les congés de maladie et mobiles, mais je pense que dans l'ensemble, nos membres sont fiers de ce qui a été fait », a-t-elle dit.

Les brigadiers ont aussi obtenu l'ajout de 7,5 journées pédagogiques rémunérées. De même, ils ont gagné un maximum de trois journées payées lorsqu'il y a fermeture d'école pour cause d'intempéries.

De son côté, la Ville de Montréal s'est aussi montrée satisfaite du renouvellement de l'entente, qui est en vigueur pour la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2020.

« L'adoption, par les brigadiers, de cette entente de principe négociée entre les parties est une bonne nouvelle. Cet accord reconnaît le caractère particulier de la fonction de brigadier scolaire, tout en respectant notre cadre financier et la capacité de payer des contribuables montréalais. L'entente sera soumise prochainement aux membres du comité exécutif pour adoption », a fait savoir le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Benoit Dorais.

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