•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vague orange à Ottawa et dans l'Est ontarien? Pas si vite...

Trois personnes sur une scène

Les trois chefs lors du débat de dimanche

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les néo-démocrates d'Andrea Horwath semblent conserver les gains qu'ils font dans les sondages dans l'ensemble de l'Ontario à une semaine de l'élection. Mais à Ottawa et dans l'Est ontarien, l'espoir de faire des gains reste limité. Les libéraux, eux, sont en danger.

Éric Grenier, analyste des sondages pour CBC, effectue des projections au sujet des élections ontariennes du 7 juin. Il évalue notamment le nombre de sièges que chacun des partis pourrait récolter.

Selon lui, malgré la vague de sympathie pour Andrea Horwath au niveau provincial, la division du vote entre libéraux et néo-démocrates pourrait bénéficier aux conservateurs dans l'est de l'Ontario, particulièrement en banlieue d'Ottawa et dans les régions rurales.

« Il y a des sièges où il y a un historique libéral, comme Ottawa—Vanier, Glengarry—Prescott—Russell, peut-être un siège comme Ottawa-Centre ou [Orléans], mais même les sièges qui sont traditionnellement des forteresses pour les libéraux, ça va être des courses assez serrées si les libéraux sont capables de les garder », indique M. Grenier.

Éric Grenier répond aux questions du journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À l’aide d’algorithmes et de calculs complexes, le créateur du Poll Tracker, Eric Grenier, effectue des projections au sujet des chefs des grands partis et du nombre de sièges que chacun d'entre eux pourrait récolter.

Photo : Radio-Canada

La ministre sortante des Affaires francophones de l'Ontario, Marie-France Lalonde, est aussi en danger, selon lui : « Orléans a une bonne base conservatrice. Au niveau fédéral, rappelons que Royal Galipeau a représenté sensiblement la même région, durant l'ère Harper. »

Les électeurs indécis, ainsi que ceux qui voudront voter stratégiquement, pourraient changer la donne dans la région.

« Il y a des votes stratégiques pour bloquer Doug Ford et il y a les votes pour empêcher les libéraux de revenir au pouvoir. Dans quelques comtés, ça pourrait être favorable au candidat libéral, mais nous voyons dans les sondages qu’il y a un désir de changement, et ça, c’est dangereux pour les libéraux », ajoute M. Grenier.

Incertitude chez les électeurs

La circonscription d'Ottawa-Centre pourrait causer la surprise, puisque la campagne en vue des élections provinciales du 7 juin semble de plus en plus être un duel entre les progressistes-conservateurs et les néo-démocrates. Le candidat sortant, le libéral Yasir Naqvi, représente cette circonscription depuis 2007.

Le NPD espère mettre à profit le désir de changement des électeurs et l'histoire néo-démocrate de la circonscription pour permettre à leur candidat, Joel Harden, de remporter la mise.

« Quand je fais du porte à porte, je sens qu’il y a vraiment beaucoup de momentum dans notre campagne, parce qu’il y a M. Ford d’un côté, le parti libéral qui est en crise de l’autre côté, et il y a le NPD », explique M. Harden.

La circonscription d'Ottawa-Centre pourrait bien devenir un gain du NPD, en raison de la base que compte ce parti dans le quartier, croit M. Grenier.

« Avec l'augmentation qu'on a vue pour les néo-démocrates dans les sondages, ça donne des chances très réelles pour eux de gagner Ottawa-Centre », dit-il.

Joel Harden répond aux questions du journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joel Harden est confiant en vue des élections.

Photo : Radio-Canada

Selon M. Harden, beaucoup de résidents disent qu'ils ont déjà pris leur décision et voteront pour le NPD parce qu'ils refusent de soutenir le chef progressiste-conservateur Doug Ford ou la première ministre libérale sortante Kathleen Wynne.

« Nous prenons des votes aux libéraux, mais aussi des votes aux conservateurs. Il y a beaucoup de gens dans Ottawa-Centre qui sont conservateurs, mais qui croient que Doug Ford n’est pas un bon choix à titre de chef du parti », dit-il.

Un engouement pour le NPD

Plus loin dans l'est, dans la circonscription de Glengarry-Prescott-Russell, la candidate du NPD, Bonnie Jean-Louis, sent aussi un enthousiasme clair pour son parti.

« C'est certain que je vous dirais que, avec la demande accrue pour les affiches électorales, je n’ai jamais eu autant de demandes pour être bénévoles pour nous, c'est sûr que la réponse est grandissante », affirme Mme Jean-Louis.

Bonnie Jean-Louis répond aux questions du journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bonnie Jean-Louis est la candidate du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario aux élections provinciales ontariennes dans Glengarry—Prescott—Russell.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

La candidate du NPD croit la victoire possible, même si la côte sera longue à remonter dans ce secteur rural.

« Les gens veulent voir du changement à Queen's Park, veulent voir un leader différent », soutient Mme Jean-Louis.

Avec les informations de Stéphane Leclerc

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale