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Le rachat du port et du chemin de fer de Churchill en bonne voie

Un pont de chemin de fer partiellement détruit dans le nord du Manitoba.

Le transport ferroviaire vers Churchill est suspendu depuis un an après que des inondations ont endommagé la seule ligne de chemin de fer qui dessert le nord du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Omnitrax

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux groupes représentant des communautés du nord du Manitoba et des Premières Nations, alliées au groupe financier Fairfax Financial Holdings, ont passé un accord avec OmniTRAX portant sur le rachat des installations portuaires et de la ligne de chemin de fer qui mène à Churchill, ce qui laisse entrevoir le début des réparations sur le chemin de fer endommagé par des inondations il y a plus d'un an.

Depuis six mois, le président de la société d’investissements Fairfax Financial Holdings, Paul Rivett, mène les discussions auprès d’OmniTRAX au nom d’un consortium dont font partie les groupes de Premières Nations et des communautés du nord du Manitoba, One North et Missinippi Rail LP.

Ces négociations ont abouti à une entente de principe concernant le rachat des installations de Churchill détenues par la compagnie américaine OmniTRAX, a annoncé le groupe One North mercredi, sans donner plus de détails concernant le montant et le calendrier de l’opération de rachat.

Il reste encore beaucoup d’enjeux juridiques à résoudre avant que la vente ne soit définitive, mais l’accord a reçu l’approbation du gouvernement fédéral, selon le maire de Churchill et coprésident de One North, Mike Spence.

« La priorité sera de procéder aux réparations de la ligne de chemin de fer », a-t-il déclaré.

Depuis les inondations de mai 2017, plus aucun train n’a pu circuler sur les voies lourdement endommagées, coupant la ville de Churchill de son unique lien terrestre avec le reste de la province.

Ce qui a provoqué une hausse du coût des denrées de première nécessité, acheminées uniquement par voie aérienne, et contraint de nombreux habitants à quitter définitivement les lieux au cours de l’hiver.

Un partenariat « historique »

OmniTRAX, basée à Denver au Colorado, a refusé d’assumer le coût des réparations, dont l'estimation varie entre 40 et 60 millions $, ce qui a conduit Ottawa à engager des poursuites devant la justice.

Le maire de Churchill décrit cet accord comme un « partenariat historique entre des communautés autochtones et du Nord et des leaders industriels qui fait du port de Churchill une passerelle sur l’Arctique pour la prospérité à venir ».

Cette annonce est également très importante pour les Premières Nations établies le long de la voie ferrée.

« Des investissements d’envergure dans de nouvelles infrastructures très attendues permettront d’asseoir une croissance socio-économique à long terme pour le Nord », a ainsi déclaré Christian Sinclair, chef de la Nation crie Opaskwayak et également coprésident du groupe One North.

Le « meilleur dénouement possible » selon OmniTRAX

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, s'est déclaré « très heureux » de voir aboutir cet accord et a tenu à « saluer le travail effectué par le gouvernement fédéral et le consortium pour y parvenir ».

M. Pallister poursuit en expliquant qu'il attend maintenant d'avoir plus de détails concernant cette entente.

« Cependant, notre soutien à Churchill n'a jamais failli au sein de nos domaines de compétences, ce qui inclut un engagement de dépenses à hauteur de 500 millions de dollars au cours des 10 ans à venir », a-t-il ajouté.

Merv Tweed, le président d'OmniTRAX Canada, a pour sa part estimé qu'il s'agissait du « meilleur dénouement possible pour toutes les parties » et ajoute qu'OmniTRAX « a hâte de […] faciliter une transition en douceur ».

Avec des informations de Sean Kavanagh (CBC)

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