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Soins de santé en français : pas de promesses concrètes des partis politiques

Photo d'un homme et de deux femmes derrière un lutrin sur une scène pour un débat, une photo de Queen's Park en arrière-plan

Les candidats Gilles Bisson, Gila Martow et Marie-France Lalonde ont débattu entre autres de l'accès aux soins de santé en français en Ontario.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les trois principaux partis politiques s'engagent à améliorer l'accessibilité des services de santé en français en Ontario. Ils avancent cependant peu de solutions concrètes pour y arriver. La question a été soulevée mardi soir, lors du débat des candidats en langue française.

Autant les chefs de partis que les candidats présents au débat s’accordent pour dire que les francophones de l’Ontario devraient avoir accès aux soins de santé dans leur langue au même titre que leurs concitoyens anglophones.

Pour y arriver, le Nouveau Parti démocratique (NPD) réitère la promesse incluse dans son programme d’ouvrir 35 centres de santé communautaire d’ici 2025.

Le candidat néo-démocrate de Timmins, Gilles Bisson, soutient qu'une grande partie de ces nouveaux centres seront de langue française, sans toutefois en préciser le nombre.

Les libéraux défendent leur bilan dont la création en juin dernier du poste de sous-ministre adjoint responsable des services en français au ministère de la Santé et des Soins de longue durée.

La candidate libérale dans la circonscription d'Orléans, Marie-France Lalonde, a aussi rappelé les engagements de son parti à ajouter 500 lits de soins de longue durée pour les aînés francophones, à inclure une variable linguistique à la carte de santé « pour capter les données » et à créer un carrefour santé à Timmins.

Marie-France Lalonde derrière un podiumAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La candidate libérale dans Ottawa-Orléans, Marie-France Lalonde, a défendu le bilan de son parti lors du débat des candidats en français.

Photo : Radio-Canada

S’il se dit prêt à « accorder un financement adéquat pour attirer des médecins et des infirmières [bilingues] », le chef progressiste-conservateur Doug Ford ne donne toutefois pas de données chiffrées. Le programme de son parti publié en ligne mercredi ne contient pas de référence aux soins de santé en français.

Recrutement et formation des médecins

M. Ford se dit prêt à mener des efforts de recrutement de médecins au Québec si nécessaire.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette, doute de la viabilité de cette option. « La rémunération des médecins québécois est très compétitive », soutient-il.

La candidate progressiste-conservatrice de Thornhill, Gila Martow, laisse entendre que le manque de médecins pouvant s’exprimer en français est intimement lié au manque d’enseignants francophones dans les écoles.

Gila Martow derrière un podiumAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La candidate progressiste-conservatrice de Thornhill, Gila Martow, croit que le manque de médecins francophones est associé au manque d'enseignants francophones dans la province.

Photo : Radio-Canada

Selon elle, davantage de médecins formés en Ontario qui n’arrivent pas à trouver des postes de résidents pourraient profiter des postes vacants au Québec s’ils parlaient français.

Ils ne peuvent pas prendre ces places pour devenir des médecins qui parlent français en Ontario parce qu’il manque d’instruction en français dans leurs écoles.

Gila Martow, candidate progressiste-conservatrice dans la circonscription de Thornhill

Le néo-démocrate Gilles Bisson, lui, appelle à l’intégration des immigrants diplômés en médecine à la profession.

La Loi sur les services en français

Des échanges houleux entre M. Bisson et Mme Lalonde ont eu lieu au sujet de la Loi sur les services en français. De nombreux organismes de représentation des Franco-Ontariens réclament la modernisation de la loi qui date d’une trentaine d’années.

Le commissaire aux services en français, François Boileau, recommandait lui-même dans son rapport annuel de 2016, la refonte complète de la loi et la désignation de l’ensemble du territoire ontarien sous cette loi.

Gilles Bisson derrière un podiumAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le candidat néo-démocrate dans Timmins, Gilles Bisson, affirme que son parti est prêt à mettre en oeuvre la réforme de la Loi sur les services en français.

Photo : Radio-Canada

M. Bisson, qui a reproché au gouvernement libéral d’avoir voulu en faire une promesse électorale, est toutefois convaincu que l’accroissement de l’offre de soins en français passe par la réforme de cette loi.

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