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« Son meurtre était prévisible » : une mère en croisade contre la violence conjugale

Une vieille photo d'une mère avec sa fillette dans ses bras.

Dawn Novak et sa fille Natalie lorsqu'elle était petite. | Photo offerte par la famille

Photo : Famille Novak

Radio-Canada

Natalie Novak a été trouvée morte en 2006, la gorge tranchée par un ami de coeur au passé violent. Depuis, sa mère, Dawn, mène une croisade pour sensibiliser les étudiants et les recrues de police aux signes de la violence conjugale.

Un texte de Natasha MacDonald-Dupuis

La jeune femme de 20 ans, originaire de Bracebridge dans la région de Muskoka, était étudiante à l'Université Ryerson lorsqu'elle a commencé à fréquenter Arssei Hindessa, 30 ans.

Dès les débuts de la relation et jusqu'à sa mort, Natalie Novak a été battue à répétition. Hindessa a été arrêté cinq fois, et le couple a eu 18 interactions avec la police.

Une jeune femme blonde.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une photo de Natalie Novak à ses funérailles

Photo : Radio-Canada

Des erreurs judiciaires et de communication entre la police, les agents de probation, le personnel médical et le système judiciaire ont toutefois fait en sorte que la victime n'a pas obtenu l'aide dont elle avait besoin.

Le risque que posait Hindessa a aussi été sous-évalué. Celui-ci a finalement été condamné à 18 ans de prison (Nouvelle fenêtre).

Son meurtre était prévisible et aurait dû être évité.

Dawn Novak, mère de Natalie
Une femme aux cheveux gris parle dans un micro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dawn Novak lors d'une présentation au Collège de la Police de Toronto

Photo : Radio-Canada / Dean Gariépy

Ce n'est qu'après la tragédie que Dawn Novak s'est rendu compte de ces erreurs.

Mercredi, elle s'est adressée à 140 recrues de police, détectives et travailleurs sociaux au Collège de police de Toronto pour les sensibiliser aux « opportunités manquées » qui auraient pu, selon elle, prévenir sa mort.

« Je crois fermement que Natalie aurait voulu qu'on en tire des leçons », a-t-elle dit.

Des améliorations?

La Police de Toronto, qui organisait la Conférence sur les homicides et la violence conjugale, a mis en place des mesures depuis.

« Nous avons changé la manière dont nous évaluons les risques de récidive », explique la détective Anne-Marie Tupling. « Nous évaluons 15 critères, et le rapport est envoyé directement à la Couronne pour les audiences de libération conditionnelle. »

Mais malgré cela, le nombre d'homicides conjugaux et le taux de violence conjugale n'ont presque pas baissé au fil des ans. La Police de Toronto reçoit 20 000 appels et dépose en moyenne 4000 accusations en lien avec la violence conjugale chaque année.

Un véhicule de la police devant une maison.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Deux corps ont été trouvés dans une maison d'Ajax

Photo : Radio-Canada / Chris Glover/CBC News

Récemment, une mère et ses enfants ont été asphyxiés à mort par son ex-petit ami en banlieue de Toronto.

« Des progrès ont été apportés depuis, mais il n'y a toujours pas de base de données centrale entre tous ces départements pour que l'information se propage de façon efficace », estime de son côté Dawn Novak.

Elle rappelle que sa famille et ses amis portent tous les jours le fardeau de ces erreurs, mais que tous tentent à leur manière d'honorer sa mémoire.

« Plusieurs de ses amies ont nommé leurs filles Natalie en hommage à la mienne », conclut-elle.

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