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Enquête sur les messages d’un entraîneur sportif à un garçon de 12 ans

Un cellualire tenu dans la main.

L'Association des entraîneurs de la Saskatchewan a refusé les demandes d'entrevue de CBC.

Photo : Getty Images

Radio-Canada

Le Groupe de lutte contre l'exploitation d'enfants dans Internet (GLEEI) de la Saskatchewan enquête sur des messages échangés, sur les réseaux sociaux, entre un entraîneur sportif et un garçon de 12 ans.

Tout a commencé lorsqu'un père a vérifié le compte Instagram de son fils.

Ce dernier a expliqué qu'il avait été contacté par un autre parent qui s’inquiétait des communications entre son fils et un homme de 22 ans, qui aurait rencontré les deux garçons pendant leurs cours de sport.

Des communications sur Instagram

Les garçons, tous deux âgés de 12 ans, étaient en contact avec l’homme, sur la plateforme populaire de réseaux sociaux Instagram.

La père a déclaré qu'il avait regardé le compte de l'homme, que rien ne semblait illégal, mais qu'il avait pourtant un sentiment étrange.

J’ai eu l'impression que cette personne parlait à mon fils d’une manière dont je ne l'aurais pas fait avec un enfant.

Père d'un enfant de 12 ans

« Par exemple, en suggérant qu'ils se rencontrent à un moment donné, en racontant à mon fils une blague de mauvais goût en faisant référence à la puberté. Des choses dont une personne de 22 ans ne devrait pas discuter sur les réseaux sociaux », a-t-il poursuivi.

CBC ne donne pas le nom du parent en raison de l'âge du garçon.

Des messages en pleine nuit

Le père a expliqué qu’il est devenu de plus en plus inquiet au fur et à mesure qu’il lisait les conversations.

« Il a envoyé un message à mon fils à 1 h 11, en lui posant des questions. C'est un signal d'alarme », a-t-il dit.

L'autre chose qui était terrifiante, c'est que cet individu a fait référence à lui-même comme n'étant pas un pédophile

Le père du garçon de 12 ans

« Il a écrit : "Je ne suis pas un pédophile, ne t’inquiète pas, je suis un gars vraiment sympathique" », a raconté le père, avant d’ajouter qu’il avait l’impression que cette personne essayait de mettre son fils à l'aise avec l'espoir d'organiser ensuite une rencontre avec lui.

Le père a, par la suite, contacté l'homme, lui indiquant qu'il avait parlé à la police et que son fils l'avait supprimé de son compte Instagram.

Une enquête en cours

Le chef de l'unité provinciale du Groupe de lutte contre l'exploitation d'enfants dans Internet, Scott Lambie, a affirmé qu'il enquêtait sur les allégations et que le parent a suivi la bonne démarche en prenant cette situation en main.

Il ajoute qu'on ne peut pas encore établir si un crime a été commis, ou s'il s'agit simplement d’une personne de 22 ans qui prend des décisions très douteuses sur les médias sociaux.

L'Association des entraîneurs de la Saskatchewan a refusé les demandes d'entrevue de CBC.

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Justice et faits divers