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L’Université de Saint-Boniface adopte un budget « d’austérité »

Un panneau sur lequel il est écrit Université de Saint-Boniface devant l'édifice.

Le Manitoba réduit son financement de l’USB de 0,9% en 2018-2019.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Confronté à une baisse de financements, le Bureau des gouverneurs de l'Université de Saint-Boniface à Winnipeg a approuvé un budget ayant un équilibre entre baisse des dépenses administratives et hausse des frais de gestion opérationnelle. La hausse des frais d'inscription pour les étudiants a été entérinée.

Un texte de Barbara Gorrand

Il aura fallu trois heures au Bureau des gouverneurs de l’Université de Saint-Boniface, ce mardi, pour adopter son budget équilibré 2018-2019.

Il faut dire que depuis l’annonce faite par la province du Manitoba d’une baisse de son financement de l’ordre de 0,9 % aux établissements d’enseignement postsecondaires, ce qui représente 154 000 $ en moins pour l’université francophone, l’institution est confrontée à des choix difficiles.

« Nous avons dû composer avec des coupures d’environ 1 million de dollars, dans le contexte d’un gel des octrois fédéraux d’une décennie et de la réduction de l’octroi de la province », rappelle Antoine Hacault, président du Bureau des gouverneurs de l’USB.

À ces baisses de financements, Antoine Hacault précise qu’il faut prévoir la hausse de 0,75 % des salaires du corps professoral, pour se conformer au projet de loi 28 tel qu'appliqué au Manitoba.

Un homme portant un noeud papillon devant le drapeau franco-manitobain.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Antoine Hacault, président du Bureau des gouverneurs de l'Université de Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada

« Nous avons donc décidé d’allouer des ressources là où il y avait des besoins », reprend le président du Bureau de gouverneurs.

Certains postes ont été ajoutés dans les filières les plus demandées, comme l’Enseignement. En contrepartie, confirme Antoine Hacault, deux postes d’enseignants arrivant à terme à la Faculté des sciences ne seront pas renouvelés.

« Cela ne veut pas dire que les étudiants ne pourront pas finir leurs cours et leurs programmes », tient-il à souligner.

En revanche, les étudiants devront faire face à une hausse des frais de scolarité, comme cela avait été annoncé. « Cela nous permet de rattraper, sans jamais dépasser, les frais appliqués dans toutes les universités de l’ouest du Canada », ajoute M. Hacault.

Hausse des frais de scolarité à l'USB :

  • Hausse de 6,6 % pour les étudiants canadiens inscrits dans les programmes universitaires.
  • Hausse de 250 $ par programme collégial.
  • Taux de majoration de 2 à 2,1 fois les frais applicables aux étudiants canadiens pour les étudiants étrangers.

Le corps professoral et le personnel de l’université seront également soumis à une certaine diète en ce qui concerne les dépenses liées aux déplacements et aux conférences, le remplacement de certains équipements, ou encore les frais de promotion.

Des négociations en cours

Enfin, d’autres mesures d’austérité sont encore à l’état de discussion à l’USB. Elles concernent notamment la réduction imposée par le gouvernement provincial de 15 % des postes de direction au sein des institutions postsecondaires du Manitoba.

« Aucune prescription dans le temps n’a été imposée à l’USB, et les négociations continuent », fait savoir l’Université.

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