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Des entreprises albertaines préoccupées par la menace de grève au CP

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Près de 3400 employés du Canadien Pacifique ont déposé samedi un préavis de grève à leur employeur.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les industries pétrolières et agricoles albertaines redoutent l'impact qu'aurait une grève du Canadian Pacifique (CP) sur leurs activités.

Plus de 3000 travailleurs ferroviaires menacent de débrayer mardi à 22 h HAE, si les négociations entre les syndicats et leur employeur n’aboutissent pas avant cette échéance.

Ce conflit inquiète les industries albertaines qui dépendent du rail pour livrer leurs marchandises, comme les pétrolières et les céréaliers.

« Qui dit grève dit trains à l’arrêt. Si le transport est paralysé pendant une semaine, c’est près de 400 000 tonnes de céréales qui resteront bloquées dans les élévateurs ou les silos à grains », se désole Kevin Bender, le président de la Commission albertaine du blé.

Le CP, qui détient le deuxième réseau ferroviaire en importance au pays, a indiqué que l’entreprise avait prévu un plan d’urgence pour faire face à la grève éventuelle. Une mesure préventive qui ne rassure pas pour autant les entreprises préoccupées.

« Les pipelines sont pleins et la capacité ferroviaire est très limitée », affirme quant à elle Elisabeth Besson, porte-parole de l'Association canadienne des producteurs de pétrole. « La moindre perte de capacité ne ferait qu’envenimer une situation déjà difficile. »

Les employés de la compagnie de chemin de fer ont débrayé à deux reprises au cours des cinq dernières années. Pendant une de ces grèves, le gouvernement fédéral de Stephen Harper avait brandi la menace d’une loi spéciale pour forcer le retour au travail des employés du CP.

C’est aussi ce qu'ont demandé les producteurs de grains du Canada au premier ministre Justin Trudeau dans une lettre qu'ils lui ont récemment adressée.

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