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Des ambulanciers dénoncent une crise de recrutement dans leur domaine au N.-B.

Des ambulanciers marchent le long d'une rue en brandissant des pancartes.

Ambulance NB est en état de crise, selon le syndicat des ambulanciers et des répartiteurs.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

Une centaine d'ambulanciers et de répartiteurs d'urgence ont manifesté à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, mardi, pour dénoncer ce qu'ils qualifient d'inaction de la part d'Ambulance NB et du gouvernement quant au recrutement de personnel dans leur domaine.

Les manifestants sont des membres de la section locale 4848 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Le manque de personnel empêche des ambulanciers de prendre leurs vacances parce que personne ne peut les remplacer, expliquent les manifestants.

On leur demande beaucoup d’heures supplémentaires. Les ambulanciers peuvent se retrouver à travailler sept jours par semaine, et ce, pendant plusieurs semaines consécutives, affirme l’un d’eux.

Des ambulanciers en uniforme marchent devant un hôpital en brandissant des pancartes syndicales.

Une centaine d'ambulanciers dénoncent ce qu'ils qualifient d'inaction de la part d'Ambulance NB et du gouvernement en matière de recrutement.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Le manque de personnel entraîne aussi parfois des retards lorsqu’il s’agit de répondre à des appels d’urgence, explique Steve Hébert, vice-président régional du SCFP.

« Saint-Quentin a eu sa charge de problématiques avec ça. Il y a eu d’autres régions de la province aussi qui ont été affectées. C’est sorti à différents endroits. On fait ce qu’on peut pour aider le public, mais notre gouvernement n’est pas là pour essayer de nous aider vraiment à aider le public », affirme Steve Hébert.

Le SCFP dit avoir proposé plusieurs solutions au problème de recrutement et de rétention des travailleurs paramédicaux, qui ont toutes été rejetées. Steve Hébert en énumère quelques-unes.

« Côté recrutement, dix ans passés quand Ambulance NB a été mise en route, il y avait des programmes d’incitation à l’éducation qui étaient en place. Des crédits d’impôt qui existaient ont disparu pour ceux qui [suivaient] des cours de toute sorte. Il y avait des incitatifs à l’embauche qui étaient donnés, et ça aussi ç’a disparu. Peut-être que ces choses-là devraient revenir. Ça inciterait peut-être plus de personnes à essayer d’embarquer dans le système », estime Steve Hébert.

Le bilinguisme n’est pas nécessairement un problème, selon le syndicat

Le syndicat a fait entendre dans le passé que l'obligation de fournir des services dans les deux langues était l’une des causes du problème de recrutement, mais ce n'est pas la principale, selon M. Hébert.

« C’est comme n’importe quel autre département au Nouveau-Brunswick. On est une province bilingue. C’est sûr que le recrutement peut s’avérer peut-être un peu plus difficile de ce côté-là, mais la langue n’est pas nécessairement la problématique au recrutement. C’est vraiment le nombre de personnes qui vont entrer dans le système pour [remplacer] ceux qui partent pour une tonne de raisons », affirme Steve Hébert.

Pas de crise, selon Ambulance NB

Ambulance NB estime qu'il n'y a pas de crise dans le système, contrairement à ce que disent les syndiqués.

L'idée des incitatifs financiers, telle que proposée par le syndicat, est toutefois bien accueillie par Ambulance NB qui renvoie la balle au gouvernement.

« Ce serait quelque chose qui pourrait aider certainement, lance Jean-Pierre Savoie, directeur des opérations chez Ambulance NB, mais ces différents avantages étaient offerts par la province du Nouveau-Brunswick. Probablement que ça aiderait à recruter plus d'ambulanciers. »

Avec les informations de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Emploi