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L’Alberta applaudit la vente de Trans Mountain

La première ministre de l'Alberta est acclamée par son cabinet à la fin de son allocution à Edmonton.
Rachel Notley, lors de la conférence de presse du mardi 29 mai, concernant la vente de Trans Mountain. Photo: The Canadian Press / JASON FRANSON
Radio-Canada

Avec le rachat de Trans Mountain par le gouvernement fédéral, la première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, est plus que jamais convaincue que le projet verra le jour prochainement.

Un texte de Nafi Alibert

Arrivée sous les applaudissements de ses ministres, Rachel Notley se réjouit de la vente de Trans Mountain pour 4,5 milliards de dollars au gouvernement canadien.

« Le projet n’a jamais été aussi près d’aboutir », a-t-elle déclaré, tout sourire, lors d’une conférence de presse organisée, mardi matin, à Edmonton. Maintenant, « le gouvernement a le pouvoir de s’assurer que ce projet aille de l’avant », a-t-elle ajouté.

Nous pouvons lutter contre les changements climatiques et protéger nos emplois prospères du secteur énergétique.

Rachel Notley, première ministre de l'Alberta.

Pour s’assurer que le projet d’expansion du pipeline ne sera plus ralenti, Rachel Notley a annoncé que l’Alberta contribuerait à hauteur de 2 milliards de dollars à un fonds d’urgence pour couvrir tout dépassement de coûts éventuels.

Une somme que la première ministre qualifie « d’investissement », plutôt que de « subventions ».

« Nous en aurons pour notre argent », a-t-elle affirmé. Non seulement « cet argent ne sera versé que quand le pétrole aura commencé à couler dans le pipeline », mais cet « investissement » pourrait se traduire en participation au capital.

Les réactions de l’industrie

L’entreprise Kinder Morgan s’est aussi félicitée d’être parvenue à un accord avec le gouvernement de Justin Trudeau avant la date butoir du 31 mai.

« C’est un grand jour pour le Canada, pour nos clients, nos employés et nos actionnaires », a déclaré Steve Kean, le président-directeur général de la pétrolière établie à Calgary.

Des bouts de pipeline sur le sol devant les montagnes.Des morceaux de pipeline sur les terrains de Trans Mountain à Kamloops en Colombie-Britannique Photo : Jonathan Hayward/La Presse canadienne

Du côté de l'Association canadienne de pipelines d'énergie (CEPA), l’engouement est toutefois plus mitigé.

Le président-directeur général de l’association, Chris Bloomer, s’est dit « très préoccupé » de l’intervention du gouvernement fédéral. Il s’interroge sur le message que cela envoie aux investisseurs qui souhaitent créer d’autres projets de pipeline.

« Le Canada doit s’assurer que ses systèmes juridiques et réglementaires soutiennent les nouveaux projets de pipeline », dit-il en faisant notamment référence aux changements prévus dans le projet de loi C-69. « Une fois approuvés, ces projets ne peuvent pas faire l’objet de tactiques qui coûtent du temps et de l’argent et qui entravent la prospérité du Canada sur le plan économique et social. »

Rachel Notley pense au contraire que l’acquisition de Trans Mountain par le gouvernement fédéral est un gage de stabilité et qu’elle restimulera l’investissement dans l’industrie des sables bitumineux.

La première ministre vise d’ailleurs une reprise de l’expansion du pipeline dès les prochaines semaines.

Tuyaux du pipeline Trans Mountain avec en arrière-plan des installations pétrolières de Kinder Morgan.Des installations de Kinder Morgan, à Edmonton, en Alberta. Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

L’entreprise Kinder Morgan reste propriétaire de ses autres installations dans la région d’Edmonton et de Vancouver ainsi que de son pipeline reliant les États-Unis à l’Alberta.

Elle a indiqué qu’elle aiderait le gouvernement à trouver un nouvel acquéreur d’ici le 22 juillet.

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