•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Rafle des années 60 : les excuses de la Saskatchewan pourraient prendre deux ans

Des survivants de la  rafle des années soixante rassemblés lors d'une manifestation.
En mars dernier, le premier ministre Scott Moe a déclaré que le gouvernement travaillait avec les dirigeants des Premières Nations et des Métis pour présenter des excuses officielles. Photo: La Presse canadienne / Michelle Siu
Radio-Canada

Si la Saskatchewan suit l'exemple de l'Alberta, deux années pourraient s'écouler avant que des excuses officielles ne soient présentées aux victimes de la rafle des années 1960, selon une personne qui travaille avec le gouvernement provincial sur ce dossier.

La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a présenté les excuses de son gouvernement aux victimes de la rafle des années 1960, lundi, devant l'Assemblée législative de l'Alberta.

Un survivant de la rafle, Robert Doucette, a affirmé que c’était « une très bonne excuse. »

M. Doucette travaille pour la Société de la rafle des années 1960 de la Saskatchewan (SSISS), un groupe qui collabore directement avec la province pour préparer des excuses aux victimes.

Durant la rafle des années 1960, des intervenants provinciaux en services d’aide sociale à l’enfance, de partout au Canada, ont enlevé des milliers d'enfants autochtones de leur famille, les plaçant principalement dans des foyers non autochtones, des années 1960 à 1980.

M. Doucette a indiqué que l'Alberta a travaillé pendant deux ans, utilisant de nombreuses ressources, afin d'inclure les survivants de la rafle des années 1960 dans le processus de réconciliation.

Selon lui, la Saskatchewan parle actuellement de l'engagement des survivants avec le groupe SSISS, après la tenue de leur deuxième réunion.

Vous savez, cela ne se fera pas du jour au lendemain.

Robert Doucette, survivant de la rafle des années 1960

Auparavant, ces négociations avaient lieu entre le gouvernement et la Fédération des Nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN). Cependant, la Fédération a choisi de se retirer des discussions, affirmant que ce n’était pas son rôle de mener cette bataille.

Selon l’organisation provinciale, il revient aux survivants de raconter leur histoire et de revendiquer des excuses officielles.

Les survivants sont les experts. Ils ont été directement touchés par la rafle des années 1960 et la FSIN appuie leurs revendications.

Heather Bear, vice-chef de la FSIN

Un processus chargé de sens

« [Les excuses] auront du sens après avoir entendu les histoires, une fois que nous aurons entendu leurs histoires de douleur et d'angoisse qu'ils ont éprouvées à la suite de ce qui est arrivé à leurs familles », a dit le vice-premier ministre de la Saskatchewan, Gord Wyant.

En mars dernier, le premier ministre Scott Moe a déclaré que le gouvernement travaillait avec les dirigeants des Premières Nations et des Métis pour présenter des excuses officielles.

Saskatchewan

Autochtones