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Un robot qui s'attaque aux mauvaises herbes

Le robot R2Weed2 et un technicien
Le robot R2Weed2 peut trancher des mauvaises herbes et pulvériser des engrais et des herbicides. Photo: CBC/Jerry West
Radio-Canada

Un robot développé en Nouvelle-Écosse pourrait faciliter le combat éternel des fermiers contre les mauvaises herbes.

Nexus Robotics, une entreprise de Dartmouth, vient de remporter un prix dans la catégorie « désherbage et fertilisation » pour son nouveau robot, à une compétition internationale de robots agricoles à Rockville en Indiana.

Son robot, baptisé R2Weed2 ou Hal-Bot, fait appel à l’intelligence artificielle pour faire la distinction entre mauvaises herbes et plantes comestibles. Il peut aussi être utilisé pour l’arrosage d’herbicides.

« Nous avons conçu un système de vision qui permet [à la machine] de différencier [les mauvaises herbes des cultures] mieux que ne le font les êtres humains », affirme Thomas Trappenberg, l’un des concepteurs du nouveau robot.

Thomas Trappenberg ajuste la lame à sa base pour trancher certains types de mauvaises herbes.Thomas Trappenberg fait des ajustements au robot. Photo : CBC/Brett Ruskin

R2Weed2 fait 1,5 mètre carré. Il comprend un arroseur au centre pour pulvériser des herbicides ou des engrais et une lame pour trancher les mauvaises herbes dont les racines sont superficielles.

« Nous traitons les divers types de mauvaises herbes différemment », explique Teric Greenan, un fermier du comté de Lunenburg qui travaille de près avec Nexus.

C’est lui qui, à l’origine, a eu l’idée de ce robot. Il espère que l’instrument fera épargner aux fermiers comme lui du temps et de l’argent. Les mauvaises herbes sont actuellement éliminées par l’épandage d’herbicides ou à la main.

Teric Greenan, un fermier néo-écossais qui fait l'essai du robot.Teric Greenan, un fermier néo-écossais qui fait l'essai du robot. Photo : CBC

Moins d'herbicides

Le robot arrose des herbicides, mais en quantité bien moindre que les machines traditionnelles comme les tracteurs, affirme Teric Greenan.

« Le robot arrose avec une grande précision. Il peut donc utiliser un herbicide plus efficace parce qu’il cible les mauvaises herbes. Un tracteur arrose plus largement et peut même tuer vos cultures », dit-il.

L’équipe de Nexus a créé un programme qui fournit au robot des images des mauvaises herbes et des plantes comestibles en diverses teintes de vert pour que la machine puisse les différencier.

Jad Tawil a conçu le logiciel. Il affirme que son efficacité atteint les 90 % lorsque des plantes sont en rangée.

« Si vous bâtissez un réseau avec suffisamment de données, explique-t-il, la machine [intelligente] apprendra à distinguer les différentes classes [de plantes]. »

Jad Tawil a conçu le logiciel qui permet au robot de distinguer les mauvaises herbes des plantes comestibles.Jad Tawil a conçu le logiciel qui permet au robot de distinguer les mauvaises herbes des plantes comestibles. Photo : CBC/Brett Ruskin

L’équipe de Nexus a affronté des concurrents de deux grandes universités américaines lors de la compétition en Indiana. Elle s’y était préparée pendant deux mois, à raison de 16 heures par jour, 7 jours sur 7.

« Ça en a valu la peine, conclut Thomas Trappenburg [...] De démontrer que des Néo-Écossais peuvent remporter une compétition nord-américaine, avec notre expertise, ça nous encourage à travailler encore plus fort! »

L’équipe entend tester son prototype cet été dans des fermes de la Nouvelle-Écosse. Ces tests serviront à développer une nouvelle version plus performante, qui pourrait être commercialisée l’an prochain.

D'après un reportage d'Elizabeth McMillan, CBC

Nouvelle-Écosse

Agro-industrie