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Examen des infirmières : la cause devant les tribunaux

Une civière dans un couloir d'hôpital.
La SANB et la FÉÉCUM déposent un avis de poursuite concernant l'examen d'accès à la profession des infirmiers et infirmières au Nouveau-Brunswick. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La SANB et la FÉÉCUM déposent un avis de poursuite contre l'Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) par rapport à l'examen d'accès à la profession et son manque de ressources pour les étudiants francophones.

Dans l’avis de poursuite, déposé lundi à la Cour du Banc de la Reine à Moncton auquel Radio-Canada a eu accès, la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et la Fédération des Étudiants et Étudiantes du Centre Universitaire de Moncton (FÉÉCUM) dénoncent l’adoption du National Council Licensure Examination-Registered Nurse (NCLEX-RN) « comme examen exclusif d’admission à la profession d’infirmière au Nouveau-Brunswick ».

Selon l’avis de poursuite, « les candidats et candidates infirmières qui choisissent d’écrire l’examen en français sont désavantagés et défavorisés pour les raisons suivantes :

  • Il y a un manque de ressources pour la préparation à l’examen en français;
  • La traduction de l’examen du français à l’anglais contient des lacunes et des termes mal adaptés à la terminologie;
  • Les guides de préparation ne sont disponibles qu’en anglais;
  • Les candidats et candidates francophones doivent composer avec des défis de compréhension auxquels les candidats et candidates anglophones n’ont pas à composer;
  • Les candidats et candidates francophones sont de plus en plus nombreux à écrire l’examen en anglais, bien que leur langue maternelle soit le français;
  • Le NCLEX-RN ne tient pas en compte la réalité linguistique minoritaire du français au Nouveau-Brunswick;
  • Le NCLEX-RN a été développé par des anglophones pour l’admission à la profession des candidats et candidates anglophones sur le continent nord-américain. »
  • La SANB et la FÉÉCUM soutiennent que, ce faisant, la politique selon laquelle l’AIINB a adopté le NCLEX-RN contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés, à la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick et à la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques officielles au Nouveau-Brunswick.

L’AIINB a un délai déterminé pour signifier son désir de présenter une défense dans cette instance. La durée de ce délai dépend de la façon dont elle reçoit l’avis de poursuite. Si elle omet de le faire, le jugement pourrait être rendu en son absence.

La SANB et la FÉÉCUM avaient fait part, le 14 mai dernier, de leur intention de déposer un recours judiciaire devant les tribunaux après avoir révisé le récent rapport de la commissaire aux langues officielles portant sur une plainte visant l’AIINB.

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