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Le froid retarde la lutte contre la « tordeuse »

L'un des avions stationnés à l'aéroport de Rimouski et destinés à l'épandage des insecticides dans la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette
L'un des avions stationnés à l'aéroport de Rimouski et destinés à l'épandage des insecticides dans la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette Photo: Radio-Canada / Denis Leduc

Les températures plutôt fraîches que nous connaissons retardent le début de la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Un texte de Denis Leduc

Les avions mobilisés pour cette lutte sont cloués au sol à l'aéroport de Rimouski, non pas pour des raisons techniques, mais parce que le froid retarde le développement de l'insecte et rend ainsi le début de la bataille inutile.

Il faut attendre que l'insecte ait commencé à se nourrir si l'on veut que l'arrosage soit efficace.

Jean-Yves Arsenault, directeur général, de la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM)

Des équipes au sol de la Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM) vérifient le développement de l'insecte et dès qu'une croissance suffisante sera observée, le feu vert sera donné pour le début de l'épandage de l'insecticide.

Le système de gicleurs installé sous les ailes des avions qui participent à la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinetteLe système de gicleurs installé sous les ailes des avions qui participent à la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette Photo : Radio-Canada / Denis Leduc
Le système de gicleurs installé sous les ailes des avions qui participent à la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinetteLe système de gicleurs installé sous les ailes des avions qui participent à la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

L'insecticide utilisé lors des arrosages aériens est qualifié de biologique par la SOPFIM qui assure qu'il ne présente aucun danger pour la santé humaine.

Sur le tarmac de l'aéroport de Rimouski, on peut voir des réservoirs contenant l'insecticide biologique utilisé pour lutter contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette Sur le tarmac de l'aéroport de Rimouski, on peut voir des réservoirs contenant l'insecticide biologique utilisé pour lutter contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Délai de quelques jours

Si le froid retarde le début des opérations, il ne remet pas en cause la mise en œuvre du programme.

On parle actuellement d'un retard de quatre à cinq jours.

Jean-Yves Arsenault, directeur général, de la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM)

Une lutte centrée sur nos régions

La tordeuse des bourgeons de l'épinette touche sept millions d'hectares de forêts au Québec.

Cette année, le programme de lutte vise environ cinq pour cent de cette superficie, soit quelque 335 000 hectares, dont la moitié dans nos régions.

Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, c'est 50 % du programme prévu.

Jean-Yves Arsenault, directeur général, de la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM)

Superficie des zones d'épandage :

Bas-Saint-Laurent : 100 000 hectares

Côte-Nord : 93 000 hectares

Gaspésie : 71 000 hectares

Saguenay-Lac-Saint-Jean : 67 000 hectares

Quatre des huit avions stationnés à l'aéroport de Rimouski destinés à l'épandage des insecticides dans la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinetteQuatre des huit avions stationnés à l'aéroport de Rimouski destinés à l'épandage des insecticides dans la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

En principe, les opérations d'épandage se poursuivront durant tout le mois de juin et prendront fin au début juillet.

Bas-Saint-Laurent

Protection des écosystèmes