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Les établissements postsecondaires francophones et bilingues de l'Ontario se disent sous-financés

Le pavillon Tabaret de l'Université d'Ottawa
Le pavillon Tabaret de l'Université d'Ottawa Photo: Radio-Canada / Jean-Sébastien Marier
Radio-Canada

En pleine campagne électorale, la Table postsecondaire de l'Ontario français réclame un financement accru pour les sept établissements postsecondaires francophones ou bilingues de la province afin de leur permettre d'offrir plus de programmes en français.

La Table salue la création d'une université franco-ontarienne, mais souligne que les établissements qui offrent déjà des programmes en français sont aux prises avec un sous-financement chronique.

L'un des membres de la Table, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), affirme dans un communiqué que le financement de ces écoles est gelé depuis 10 ans.

« Dans de telles conditions, il devient difficile pour ces institutions d’assurer un enseignement de qualité et du même niveau que celui offert en anglais », peut-on lire dans le communiqué de l'AFO.

De plus, les universités et collèges se voient dans l’impossibilité d’augmenter leur offre de programmes en français.

Extrait du communiqué de presse de l'AFO « Le temps est au réinvestissement dans les institutions postsecondaires francophones et bilingues de l’Ontario »

À Sudbury, l'Université Laurentienne dit ne pas pouvoir offrir certains programmes en français pour lesquels il y a une demande.

Il y a une demande chez les étudiants dans des domaines croissants en santé, en génie, en informatique. On n’a actuellement pas les moyens de faire une expansion de programmes.

Pierre Zundel, recteur par intérim, Université Laurentienne

Engagements des candidats

La Table postsecondaire de l'Ontario français demande aux candidats et aux partis politiques de se prononcer sur la question et de s'engager à améliorer le financement des établissements.

Carol Jolin, le président de l'AFO, assistera au débat en français entre représentants des principaux partis politiques mardi soir et espère que ce point sera soulevé.

« Si la question n’est pas abordée, j'espère qu'il y aura une période de questions venant de la salle et je vais être présent demain soir et cela va être ma priorité de poser cette question-là aux gens des trois partis, à savoir quelle est leur position et ce qu'ils entendent faire s'ils sont élus », promet Carol Jolin.

Avec les informations de Christian Milette

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale