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La Colombie-Britannique construira 1500 logements pour les victimes de violence conjugale

John Horgan debout devant un arbre.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a annoncé un investissement important pour des logements destinés aux femmes victimes de violence vendredi à Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a annoncé un investissement de 734 millions de dollars sur 10 ans pour construire 1500 nouveaux logements destinés aux femmes victimes de violence conjugale.

Le premier ministre, John Horgan, la ministre du Logement, Selina Robinson, et la secrétaire parlementaire pour l'égalité des sexes, Mitzi Dean, ont annoncé vendredi que ces logements viendront offrir un environnement sécuritaire aux femmes vulnérables qui ne peuvent être accueillies en ce moment, faute de places.

Ce financement permettra à l'organisme BC Housing de construire 1500 nouveaux appartements répartis dans toute la province, pour les accueillir.

Certains de ces logements se trouveront dans des refuges ouverts en tout temps et dans des maisons de transition, alors que d'autres seront des appartements à moyen et à long terme. Les périodes de prise en charge peuvent aller de quelques mois à deux ans.

« Nous savons que les femmes demeurent en danger de violence conjugale même après avoir quitté leur conjoint, et les deux premières années sont la période la plus dangereuse », explique Joanne Baker, directrice de BC Society of Transition Houses, la société responsable des maisons de transition de la province.

Tous ces dispositifs seront accompagnés de services d'aide allant du soutien affectif aux conseils en sécurité et à la prise en charge des enfants.

Besoin de services pour une communauté immigrante

Il faut mieux former le personnel qui travaille dans les maisons de transition, affirme Shushan Vardanyan, qui a elle-même fui la violence. « C’est très important que les fournisseurs de logement social, notamment les maisons de transition, que le personnel soit très bien formé et fournisse du soutien inclusif et multiculturel en tenant compte des traumatismes qu’ont vécu les femmes », explique-t-elle.

Mme Baker affirme pour sa part que les services d'aide sont fournis par un personnel équipé pour répondre au besoin d’une communauté multiculturelle.

« C’est plus que du logement. C’est un accompagnement par des travailleurs anti-violence qui sont des experts dans le soutien de femmes qui tentent de rebâtir leur vie, qui peuvent les orienter vers d’autres programmes, les aider à naviguer dans le système et à établir un plan de sécurité », dit-elle.

Le premier objectif est de construire 500 logements accompagnés de services de soutien dans les trois prochaines années.

D’après un reportage de Nora Chabib

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