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Ce week-end, Monseigneur LeGatt vous ouvre les portes de la résidence des archevêques

Un archevêque portant une croix autour du cou montre le tableau d'une femme de la main.
Monseigneur Albert LeGatt montre un tableau représentant Louise-Henriette de La Broquerie dans les locaux de l'archevêché de Saint-Boniface. Photo: Radio-Canada

Pour la première fois depuis sa construction en 1864, l'archevêché de Saint-Boniface ouvrira ses portes au public. Le public est invité à découvrir ce monument du patrimoine religieux du Manitoba dans le cadre des journées portes ouvertes organisées par la société Heritage Winnipeg.

Avec sa façade en pierres Tyndall, typiques du Manitoba, l’archevêché de Saint-Boniface compte parmi les plus anciens édifices de Winnipeg à avoir résisté aux assauts du temps.

« Il y a d’autres bâtiments plus anciens, comme le musée de Saint-Boniface, qui est l’ancien premier couvent des sœurs grises, mais en terme de résidence, nous pensons que c’est le plus ancien », confie Monseigneur Albert LeGatt, l’archevêque et actuel occupant des lieux.

Et pour la première fois, dans le cadre des célébrations du 200e anniversaire du Diocèse de Saint-Boniface, Mgr LeGatt a choisi d’en ouvrir grand les portes, afin que chacun puisse venir découvrir l’histoire qui s’y est écrite.

Des fauteuils disposés en cercle sous le portrait du pape.L'une des salles de réception qui seront ouvertes au public cette fin de semaine. Photo : Radio-Canada / Mathilde Monteyne

« La bâtisse telle qu’on la connaît aujourd’hui date de 1864, explique Mgr LeGatt. Jusque là, les évêques vivaient dans la résidence qui était attachée à la cathédrale. Mais l’incendie de 1860 a détruit les deux bâtiments, et Mgr Taché, en poste à ce moment, a choisi de faire reconstruire la résidence sur ce nouvel emplacement. Dans un style finalement très québécois. »

Pour visiter ce lieu chargé d’histoire, il n’y a pas meilleur guide que Mgr LeGatt. Il en connaît tous les recoins, et les moindres secrets.

« Dans cette chambre-ci, il est certain qu’il y a eu des conversations entre Louis Riel et Mgr Taché, qui était son ami, son protecteur et son guide politique », dit-il par exemple en ouvrant la porte d'une salle de réunion.

Une table trône au milieu d'une pièce où des tableaux sont accrochés au mur.Selon Mgr LeGatt, cette salle de réunion de l'archevêché de Saint-Boniface aurait été le lieu où Louis Riel et Mgr Taché se retrouvaient pour évoquer la situation des Métis au Manitoba. Photo : Radio-Canada / Mathilde Monteyne

Désignant des livres à l'abri dans une vitrine, Mgr LeGatt explique qu'il s'agit de dictionnaires français-ojibwé, écrits par les Oblats. Un peu plus loin, en s'approchant d'un tableau, il rappelle l’histoire de Louise-Henriette de La Broquerie, qui a donné son nom au village manitobain.

Des fragments d’histoire qui, espère-t-il, intéresseront ceux qui se présenteront au 151 de l’avenue de la Cathédrale.

« Les deux grands thèmes de notre 200e, c’est le lancement vers l’avenir, et la réconciliation, dit-il encore. C’est la seule manière d’être une église ouverte à la vie, ouverte au monde. »

L'archevêché de Saint-Boniface sera ouvert au public ce samedi 26 et ce dimanche 27 mai.

Avec des informations de Mathilde Monteyne

Manitoba

Société