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Le ventre creux lors du Ramadan en prison

La prison Burnside en Nouvelle-Écosse.
Des détenus musulmans de la prison à Burnside en Nouvelle-Écosse demandent un support spirituel. Photo: Radio-Canada / Robert Short

Le mois du Ramadan est sacré pour plusieurs y compris pour les prisonniers. Mais pour ceux derrières les barreaux la fin du jeûne est difficile. Ils dénoncent une nourriture faible en nutriments et une aide spirituelle insuffisante.

Comme de nombreux musulmans, les prisonniers qui suivent le ramadan jeûnent durant 17 heures par jour.

La nuit, ils se rassemblent pour couper le jeûne. Le souper doit donc être riche en nutriments, question d’avoir assez d’énergie pour le jour d’après.

Mais les prisonniers du service correctionnel de Burnside en Nouvelle-Écosse peinent à avoir de la nourriture adéquate.

Le ventre est creux et le moral bas. Deux détenus musulmans ont fait part de leurs difficultés à CBC Nouvelles qui a accepté de conserver l’anonymat.

« C’est très difficile. Je me sens faible la journée et je dors beaucoup. Je constate clairement que je ne mange pas assez de fruits et de légumes », mentionne l’un des détenus.

Changements demandés

Pour la première fois, la prison provinciale de Burnside a un cuisinier qui prépare des repas chauds la nuit pour les musulmans.

« C’est une initiative positive, reconnaît un autre détenu, mais ils ne reçoivent pas assez de nourriture et elle n'est pas appropriée pour aider les musulmans. »

« Nous voulons avoir du jus ou différents fruits avec du sucre naturel, mais aussi des légumes », espère Ahmad.

Support spirituel

Les prisonniers peinent aussi à recevoir l’appui spirituel d’un imam ou d'un autre leader religieux.

« Je tente de me dire que nous jeûnons afin de penser aux oppressés », ajoute Mohammad.

Jusqu’à présent, les musulmans ont seulement droit d’écouter des sermons religieux sur YouTube. « Nous avons aussi du matériel imprimé, mais nous voulons plus d’accès aux versets du Coran », dit Mohammad.

Pour El Jones, un activiste de l’éducation doit être fait dans les milieux carcéraux. « La province change, déclare-t-elle. Nous avons des personnes de différentes cultures et le ministère de la Justice n’est pas tout à fait au courant des besoins. »

Le ministère de la Justice n'a pas donné suite à la demande d'entrevue de CBC Nouvelles.

Avec les informations de CBC Nouvelles

Nouvelle-Écosse

Croyances et religions