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L'auteur présumé de l'attaque d’Edmonton fera face à un long procès

Photo de l'accusé Abdulahi Hasan Sharif.
L’accusé, Abdulahi Hasan Sharif, fait face à 12 chefs d’accusation. Photo: Service de police d'Edmonton
Radio-Canada

Le procès d'Abdulahi Hasan Sharif, accusé d'avoir foncé sur des piétons avec un camion en septembre dernier, débutera le 15 octobre 2019 devant juge et jury. Il fait face à 12 chefs d'accusation.

Un texte d'Axel Tardieu

Un procès de huit semaines attend l’auteur présumé de l’attaque au camion-bélier qui a eu lieu durant la nuit du 30 septembre 2017 dans le centre-ville d’Edmonton.

« C’est un dossier très volumineux », a déclaré Samantha Lebahn, l’avocate de la défense vendredi matin au palais de justice d’Edmonton.

Abdulahi Hasan Sharif, en habit orange, était présent par vidéo. Lorsque le juge de la Cour du Banc de la Reine lui a demandé s’il avait des questions, l’homme d’origine somalienne a brièvement répondu non dans sa langue maternelle.

Des accusations pour terrorisme envisagées, mais pas déposées

L’accusé fait face à 12 chefs d’accusation. Parmi eux, on retrouve une accusation de tentative de meurtre pour l'attaque au couteau contre le policier Mike Chernyk, à l’extérieur du stade Commonwealth.

M. Sharif est aussi accusé de conduite dangereuse causant des lésions corporelles. Son camion de location avait happé et blessé quatre piétons lors d’une poursuite policière.

L'inspecteur de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Stacey Talbot, a précisé le 2 octobre 2017 qu’aucune accusation pour terrorisme n’avait été portée contre Abdulahi Hasan Sharif parce que l’enquête en était encore à un stade préliminaire.

Criminellement responsable

Des inquiétudes avaient été soulevées par des proches sur la santé mentale de l’accusé. Mais des experts de l'hôpital psychiatrique Alberta Hospital ont jugé qu'il pouvait être tenu criminellement responsable, c’est-à-dire qu’il était capable, au moment des faits, de distinguer le bien du mal.

Selon des responsables américains, M. Sharif serait rentré aux États-Unis par le Mexique en juillet 2011. Alors âgé de 24 ans, il avait quitté la Somalie, pays déchiré par la guerre. Il est ensuite arrivé légalement au Canada en 2012 et a obtenu le statut de réfugié la même année.

Alberta

Procès et poursuites