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Les Autochtones en colère contre un changement de politique qui restreint la chasse

Le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan, Bobby Cameron.
Le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan, Bobby Cameron, indique qu'il compte chasser malgré la restriction du gouvernement de la Saskatchewan. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La Fédération des nations autochtones souveraines (FSIN) dénonce un changement dans une politique du gouvernement de la Saskatchewan qui limite la possibilité de chasser sur certaines terres de la province.

À la suite du changement, dont les groupes autochtones ont été informés ce mois-ci, les chasseurs doivent maintenant obtenir une permission des gestionnaires ou des locataires des pâturages avant de chasser sur les anciens pâturages fédéraux ou sur les terres couvertes par le programme provincial des pâturages.

Auparavant, l’accès à ces terres était accordé 365 jours par année, selon la Saskatchewan Wildlife Federation.

Une bataille légale

« Ce que le gouvernement doit comprendre, c’est que bien avant l'arrivée de tout colon ou gouvernement sur ces terres, ce sont les membres des Premières Nations qui y chassaient, pêchaient et trappaient », a déclaré Bobby Cameron, le chef de la FSIN.

Je vais chasser sur ces terres, alors préparez-vous à porter des accusations.

Bobby Cameron, chef de la Fédération des nations autochtones souveraines

Selon le nouveau règlement, « les Premières Nations et les Métis peuvent accéder aux [terres] à l'automne quand les activités de pâturage sont terminées, aux mêmes conditions que les chasseurs agréés », selon Lauren Golosky, porte-parole du ministère de l'Agriculture de la Saskatchewan.

« Ils peuvent également y accéder à d'autres moments de l'année [pendant l'utilisation des pâturages] s’ils ont la permission du locataire », dit-elle.

Préoccupations concernant la sécurité

Le changement a été fait « en raison de récentes affaires judiciaires et de leurs résultats, mais aussi à la suite de demandes et de préoccupations sur la sécurité des gens dans les pâturages, sur la sécurité du bétail et sur la sécurité concernant les incendies », selon Lyle Stewart, ministre de l’Agriculture.

La décision a également été fondée en partie sur l'affaire R. c. Morris, de la Cour suprême du Canada, dans laquelle il a été statué que « la sécurité est primordiale », selon des informations du ministère de la Justice obtenues par courriel.

Selon le tribunal, les employés qui installent les clôtures ou même d'autres employés pourraient être présents sur les terres et les chasseurs pourraient ne pas être conscients de leur présence parce que leur vue est obstruée par des arbres ou d'autres objets.

Le programme des pâturages de la Saskatchewan comprend 51 pâturages à travers la province, couvrant 780 000 acres de terres.

Avec les informations de CBC

Saskatchewan

Autochtones