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L’éclosion d’une maladie du cheval atteint le N.-B.

Les animaux de la ferme, comme le cheval, sont plus dangereux pour l'homme que les bêtes sauvages.
Un cas de la gourme, une inflammation des voies respiratoires des chevaux, est apparu au Nouveau-Brunswick, après une éclosion en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard. Photo: iStock / Loshadenok

Un cas de gourme, une inflammation des voies respiratoires propre aux chevaux, a été signalé au Nouveau-Brunswick après des cas à Halifax et dans la région de Charlottetown.

Le cas néo-brunswickois est confirmé par le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches, qui refuse toutefois de dévoiler le lieu exact où il s’est déclaré, se contentant de préciser qu’il s’agit d’un endroit au sud de Fredericton.

Toutefois, la gestionnaire des services vétérinaires régionaux au ministère, Nicole Wanamaker, précise que d’autres chevaux sont à risque.

« Nous prenons actuellement des échantillons et les enverrons à notre laboratoire provincial à Fredericton pour les faire analyser », dit-elle.

La gourme déclenche notamment de fortes inflammations des muqueuses chez les chevaux atteints ainsi qu’une inflammation au niveau de pharynx et du larynx qui peut rendre la respiration difficile. Le cheval malade aura aussi de la fièvre et peut arrêter de manger.

La maladie ne se transmet pas aux personnes. Dans les écuries, cependant, elle peut se transmettre facilement par contact direct entre les bêtes, par la toux ou des éternuements, ou par la nourriture et l’eau partagées entre chevaux.

Des événements équestres annulés

Des événements équestres prévus au Nouveau-Brunswick au cours des prochains jours ont été annulés par mesure de précaution. Un événement que devait tenir Dressage New Brunswick à Sussex, en fin de semaine, n’aura pas lieu, pas plus qu’un concours hippique qu’un centre d’équitation de Hampton devait tenir le 3 juin.

La propriétaire d’une écurie de Hampton, Elizabeth Clark, affirme que la décision s’imposait même si elle causera beaucoup de déception.

La propriétaire de Buttrnut Stables de Hampton, Elisabeth Clark, devant un enclos de chevauxLa propriétaire de Butternut Stables de Hampton, Elisabeth Clark, a pris des mesures pour éviter que la gourme se transmette à ses chevaux. Photo : CBC/Matthew Bingley

« Les gens investissent beaucoup de temps et d’énergie dans leurs chevaux et pour préparer leur participation [au concours]. Ils seront donc atterrés de ne pouvoir participer à un événement pour lequel ils se sont longuement préparés. Mais il faut penser aux chevaux avant tout », dit-elle.

Mme Clark suit les consignes des vétérinaires pour éviter que la maladie se transmette à ses 30 chevaux. Ceux parmi eux qui voyagent restent dans des enclos à l’écart de bêtes plus âgées et vulnérables, susceptibles d’être infectées.

Les services vétérinaires du ministère de l’Agriculture recommandent également de limiter le nombre de visiteurs dans les écuries, de ne pas y amener de nouveaux animaux, de surveiller le comportement et la température des chevaux et d’isoler les bêtes malades le plus rapidement possible.

Cet avis affiché dans une écurie donne des consignes pour éviter la propagation de la gourme. On recommande notamment de limiter le nombre de visiteurs et de se laver les mains.Cet avis affiché dans une écurie donne des consignes pour éviter la propagation de la gourme. On recommande notamment de limiter le nombre de visiteurs et de se laver les mains. Photo : CBC/Matthew Bingley

D’ailleurs, l’écurie du club d’équitation Halifax Junior Bengal Lancers, où sont hébergés 27 chevaux, dont deux de la police municipale, a été mise en quarantaine pour éviter la propagation de la gourme qui s’y est déclarée.

La plupart des chevaux atteints de la gourme guérissent en trois à quatre semaines, à moins de complications.

D'après un reportage de Bobbi-Jean MacKinnon, CBC

Nouveau-Brunswick

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