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Une saison des ouragans active, mais moins intense que l'an dernier

Route emportée par le courant.
Dégâts laissés par la queue de l'ouragan Matthew à Norris Arm, à Terre-Neuve-et-Labrador, en octobre 2016. Photo: La Presse canadienne / Paul Daly
Radio-Canada

Après une saison 2017 marquée par des ouragans dévastateurs, la saison des ouragans de 2018 devrait être active, mais similaire à la normale, ou légèrement supérieure.

La saison des ouragans débute le 1er juin et se termine le 30 novembre. Les périodes les plus actives sont habituellement à la fin août et en septembre.

Les experts américains de l’Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) prévoient de 10 à 16 tempêtes nommées cette saison. Pour se voir attribuer un prénom, ces tempêtes doivent maintenir des vents de plus de 63 km/h.

De ces tempêtes, de 5 à 9 pourraient devenir des ouragans en atteignant des vents de 119 km/h. Cela inclut une prévision de un à quatre ouragans majeurs, soit des systèmes ayant des vents soutenus d'au moins 179 km/h.

Selon la NOAA, une saison moyenne compte 12 tempêtes baptisées. Six peuvent devenir des ouragans, dont trois ouragans majeurs.

Difficile de prédire le nombre de tempête dans les Maritimes

Ces prévisions portent sur le nombre de tempêtes qui se forment, et non sur le nombre d’entre elles qui touchent terre. Difficile donc, de savoir de quelle manière les gens seront touchés dans les provinces de l’Atlantique.

Bob Robichaud, du Centre canadien de prévision des ouragans.Bob Robichaud, du Centre canadien de prévision des ouragans. Photo : CBC

« On est capable de prédire l’activité dans l’ensemble de l’Atlantique. Par contre, on n’a pas les moyens de prédire exactement où ces tempêtes-là vont se déplacer », explique Bob Robichaud, du Centre canadien de prévision des ouragans. « Il faut attendre que la tempête se développe avant d’être capable de dire exactement où elle va aller ».

M. Robichaud rappelle cependant que les tempêtes qui ne frappent pas directement représentent néanmoins un risque pour les régions côtières. Il souligne que l’ouragan Gert, qui est passé au sud de la Nouvelle-Écosse en août 2017, « a quand même [causé] des vagues en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve qui auraient pu être assez dangereuses pour les gens le long de la côte ».

Une saison « catastrophique » en 2017

Bob Robichaud qualifie la saison des ouragans 2017 de « catastrophique », avec 17 tempêtes majeures et 10 ouragans.

Le comité des ouragans de l’Organisation météorologique mondiale a d’ailleurs retiré les noms de quatre ouragans, qui ne seront plus attribués à de futures tempêtes. Il s’agit de Harvey, Irma, Maria et Nate. C’était la première fois depuis 2005 qu’une seule saison engendrait le retrait de plus de trois noms.

Pour effectuer ses prévisions, la NOAA observe notamment trois facteurs.

Une température de l’eau élevée favorise la formation d’ouragans. Ces températures sont peu élevées présentement, mais il est prévu qu’elles se rapprochent des normales durant la saison.

Le cisaillement du vent est un facteur inhibiteur qui réduit les risques d’ouragan, mais il se maintient à des niveaux ordinaires qui ne devraient pas jouer de rôle cette saison. Enfin, le phénomène appelé oscillation atlantique multidécennale, qui dure entre 20 et 40 ans, est dans une « phase active », indique le météorologue Bob Robichaud, ce qui est le cas depuis plusieurs années.

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