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Des recommandations pour prévenir la violence familiale en Saskatchewan

Jo-Anne Dusel, une des membres du comité d'experts

Jo-Anne Dusel, une des membres du comité d'experts sur la violence familiale.

Photo : Radio-Canada / Neil Cochrane

Radio-Canada

Le rapport sur les décès liés à la violence familiale en Saskatchewan est paru jeudi, avec cinq mois de retard. Le comité d'examen a étudié six cas d'homicides commis entre 2005 et 2014 afin d'élaborer des recommandations visant à prévenir la violence familiale dans la province.

Parmi les recommandations proposées par les membres du comité, l’accent est mis sur plusieurs domaines, dont l’éducation et la sensibilisation des citoyens, l’implication de divers intervenants et l’accessibilité aux ressources appropriées.

Sensibilisation et éducation

Le comité propose l'élaboration d’un plan axé sur l’éducation, la sensibilisation aux relations saines et sur les moyens de prévenir et de répondre à des situations de violence familiale.

Il propose aussi d’étudier les moyens d’utiliser les médias sociaux pour sensibiliser et éduquer dans tous les secteurs qui entourent la question.

Il est également recommandé de sensibiliser les employeurs sur la nécessité pour les employés de suivre une formation pour répondre aux suspects de violence domestique, et de fournir aux victimes le temps de guérir, la protection nécessaire et une meilleure compréhension sur le lieu de travail.

Le rapport souligne que les auteurs d’actes de violence doivent recevoir un soutien de l’employeur afin de leur permettre d’accéder et de participer à des programmes sociaux.

Évaluation et intervention

Les membres du comité se sont penchés sur la mise sur pied d’une équipe de premiers répondants, à l’échelle de la province, ayant une expertise en violence, ainsi que la mise en œuvre de programmes de lutte contre la violence familiale dans toutes les communautés, tant pour les victimes que pour les auteurs.

La création d’une ligne d’appel provinciale qui fournira de l’information et du soutien aux victimes dans des situations de violences domestiques fait également partie des recommandations du comité.

Une priorité aux enfants

Pour les enfants se trouvant dans des situations de violence familiale, les membres proposent d’améliorer la communication et la divulgation des informations entre les tribunaux provinciaux et les tribunaux de la famille en matière de violence familiale, de droit de garde et de droit de visite.

L’amélioration de la surveillance des programmes pour les enfants pris en charge dans les réserves fait également partie des priorités.

La disponibilité des ressources

Le rapport propose de fournir du financement et du personnel pour assurer la disponibilité de services de prévention et d'intervention afin de permettre à la province de répondre à la demande.

Le plus haut taux de violence

Selon le rapport, la Saskatchewan a le plus haut taux au pays de violences familiales et interpersonnelles rapportées à la police.

Entre 2005 et 2014, 48 personnes sont mortes à la suite de violences familiales, 9 auteurs présumés se sont suicidés, pour un total de 57 morts.

La majorité des victimes étaient des femmes et la majorité des auteurs, des hommes, selon le rapport. De plus, un tiers des victimes avait moins de 21 ans et près des deux tiers des victimes ont été attaqués dans leur propre maison.

Le rôle du comité

Les experts ont pour mission de faire des recommandations à la province sur les mesures à adopter pour lutter contre les violences familiales.

Les membres du comité sont le coroner en chef, des travailleurs sociaux spécialisés dans les violences familiales et des agents de police.

Selon la coordonnatrice de l’Association provinciale des maisons d’hébergement pour femmes de la Saskatchewan (PATHS), Jo-Anne Dusel, la province souffre de son économie en dents de scie.

Mme Dusel pense qu’il serait bon que la province suive l’exemple de l’Ontario et établisse un comité permanent pour examiner les cas d’homicides liés à la violence conjugale.

Nous savons qu'il existe parfois une corrélation entre les difficultés financières et un plus haut risque d’homicides liés à la violence familiale.

Jo-Anne Dusel, coordonnatrice de l’Association provinciale des maisons d’hébergement pour femmes de la Saskatchewan (PATHS)

Saskatchewan

Justice et faits divers