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Où tu vas quand tu dors en marchant...? : Rendez-vous avec la beauté du monde!

Rendez-vous avec la beauté du monde!

Où tu vas quand tu dors en marchant...? revient avec une version améliorée du parcours déambulatoire de l'an dernier. La magie opère encore une fois!

Un texte d’Anne-Josée Cameron

Près de 200 bénévoles participaient à la répétition générale du parcours mercredi soir afin de permettre aux artistes et créateurs de peaufiner les derniers détails de leur station.

Radio-Canada s’est mêlée à la foule qui déambulait de tableau en tableau.

La souricièreLa souricière Photo : Radio-Canada

5 tableaux

Le premier arrêt nous a menés à La souricière, un tableau signé Christian Lapointe, dans lequel l'artiste s'interroge sur « le pouvoir et sur la relation qu’entretient le pouvoir avec les citoyens ».

On y retrouve des policiers et des manifestants, certains ayant des têtes d’animaux, s’affrontant rue Jacques-Parizeau. Il faut saluer ici le travail effectué sur ces décors, qui évoquent un État totalitaire rappelant par moments le film de Truffaut Fahrenheit 451.

Carte du parcours de Où tu vas quand tu dors en marchant?Carte du parcours de Où tu vas quand tu dors en marchant? Photo : Radio-Canada

La grande manufacture, imaginée par l’artiste en arts visuels Giorgia Volpe, met de l’avant le travail manuel des femmes. Douze femmes de tous les horizons composent ce tableau qui a pour thème la transmission du savoir et le métissage de la société québécoise.

Magique!

Les modifications apportées à cette mouture du parcours, et plus particulièrement au Mouvement perpétuel de Sophie Thibault et Maxime Robin, sont très efficaces.

L’an passé, La promenade des Premiers-Ministres était en occupée par des cadres lumineux, des Yamakasis (ces as du parkour urbain) et des objets disséminés de part et d’autre de la promenade.

Cette année, le parcours a été resserré sur sa longueur, les Yamakasis ont été mis de côté et les objets ont été disposés au centre de la promenade.

Le Mouvement perpétuel de Sophie Thibault et Maxime RobinLe Mouvement perpétuel de Sophie Thibault et Maxime Robin Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Cette nouvelle disposition des objets permet au tableau de gagner en puissance. Les moyens de locomotion s’enchaînent, tout comme les chaussures qui les accompagnent.

Par exemple, le premier objet rencontré est un landau accompagné de chaussons de nouveau-nés. Le dernier est une civière avec des chaussures orthopédiques.

Ce tableau, ainsi dépouillé du superflu, devient encore plus touchant. Il invite à la réflexion, au recueillement et à la sérénité. De toute beauté!

Le 7e continent de la scénographe Élène Pearson, de son côté, s’interroge sur notre consommation et sur les traces laissées par l’humain dans l’environnement au moyen de personnages fantasmatiques dont les vêtements sont composés d’objets recyclés. La pièce maîtresse étant composée de 8000 bouteilles de plastique. Impressionnant!

Le 7e continentLe 7e continent Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Le clou!

Enfin, le dernier tableau, et non le moindre, Les nervures secrètes de Marie-Josée Bastien, est sans doute le plus poétique du parcours.

Des individus sont éparpillés dans la cour intérieure de l’édifice Marie-Guyart. D’abord seuls, ils vont peu à peu se regrouper, s’aimer, danser et surtout être ensemble.

Pour Marie-Josée Bastien, il s’agissait de créer un tableau où l’autre serait important, une profession de foi, qui rappelle que les êtres humains sont plus forts lorsque rassemblés.


Deux personnages se tiennent la main.Le romantisme était parfois au rendez-vous. Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Ce tableau est une véritable célébration de la vie, une merveille de poésie. Incontournable!

Il émane de tous ces tableaux et de tous ces artistes une telle joie d’exister, d’être au monde et d’y participer que le spectateur ne peut qu’être séduit.

Un personnage de Où tu vas quand tu dors en marchant?Un personnage de Où tu vas quand tu dors en marchant? Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Avouons-le, on ressort du parcours Où tu vas quand tu dors en marchant...? Le coeur en fête et l’âme un peu plus légère.

Les tableaux jouent en boucle de 21 h à 23 h les soirs de représentations. Ajout d'une représentation exceptionnelle de jour, le dimanche 3 juin de 15 h à 17 h.

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