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La Corée du Nord assure avoir « complètement » démantelé son site d'essais nucléaires

De Sud-Coréens regardent une télévision montrant une image satellite du site d'essais nucléaires de Punggye-ri.
Des Sud-Coréens observent une image satellite du site d'essais nucléaires nord-coréen de Punggye-ri sur un écran de télévision de la gare de Séoul. Photo: La Presse canadienne / AP/Ahn Young-joon

La Corée du Nord affirme avoir « complètement » démantelé son site d'essais nucléaires de Punggye-ri, situé dans le nord-est du pays, près de la frontière chinoise. L'opération s'est déroulée devant des journalistes étrangers invités par le régime, mais sans la présence d'inspecteurs internationaux.

Dans un communiqué rendu public par l'agence officielle KCNA, l'Institut pour les armes nucléaires de la Corée du Nord affirme avoir procédé au « démantèlement complet » du site « afin d'assurer la transparence sur l'interruption des essais nucléaires ».

« Le démantèlement du site d'essais nucléaires a été conduit de manière à ce que tous les tunnels du site d'essais s'effondrent par explosion et obturent complètement les entrées des tunnels », détaille l'Institut, ajoutant que des postes de garde et d'observation ont aussi été détruits par ces détonations.

Deux des tunnels dans cette montagne granitique de 2000 m d'altitude dans le Hamqyong du Nord étaient « prêts pour des essais nucléaires souterrains très puissants à n'importe quel moment » avant leur destruction, précise-t-il, dans une réplique aux experts qui avancent que le site était devenu inutilisable.

La fermeture du site de Punggye-ri avait été annoncée par le leader nord-coréen Kim Jong-un il y a quelques semaines. Cette décision a été considérée comme un geste de bonne volonté, à quelques semaines du sommet annoncé avec le président américain Donald Trump. Ce sommet a finalement été annulé par les États-Unis jeudi.

« Il y a eu une explosion énorme, on a pu la ressentir. La poussière nous arrivait dessus, la chaleur nous arrivait dessus. Le bruit était très fort », a commenté Tom Cheshire, un journaliste de Sky News, sur le site de la chaîne de télévision britannique.

L'agence Yonhap, qui cite des journalistes d'un groupe sud-coréen présent sur les lieux, a déclaré que de multiples explosions avaient pu être entendues tout au long de la journée, entre 11 h, heure locale et 16 h 17.

Des journalistes sont assis autour d'une table avec des ordinateurs portatifs et des téléphones cellulaires. Des Nord-Coréens sont debout autour de la table. .Des responsables nord-coréens aident des journalistes étrangers à se brancher à Internet dans une salle de l'hôtel Kalma, à Wonsan, où ils ont été hébergés avant d'aller d'assister au démantèlement du site d'essais nucléaires de Punggye-ri. Photo : La Presse canadienne / AP

Punggye-ri a été le théâtre des six essais nucléaires menés par Pyongyang. Le dernier a eu lieu en septembre. Ce test, le plus puissant à ce jour, aurait porté sur une bombe à hydrogène.

Les spécialistes sont divisés sur le fait de savoir si le site sera vraiment rendu inutilisable.

Des esprits chagrins expliquent que le site n'est plus utile après les six essais nord-coréens et des experts déclarent qu'il peut être reconstruit rapidement en cas de besoin.

D'autres font remarquer que le Nord a accepté de le détruire sans condition préalable ou demander quelque chose en échange à Washington, ce qui témoigne selon eux que le régime est sérieux dans sa volonté de changement.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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