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Des ados quittent leurs salles de classe pour s’opposer à Kinder Morgan

Une jeune fille en chandail rouge parle dans un micro.

Ta'Kaiya Blaney prend la parole devant des adolescents vancouvérois qui s'opposent au pipeline Trans Mountain.

Photo : Radio-Canada / Chantelle Bellrichard

Radio-Canada

Environ 200 élèves d'une dizaine d'écoles secondaires du Grand Vancouver ont quitté leurs salles de classe mercredi après-midi pour manifester contre le pipeline Trans Mountain.

Un texte d'Eva Uguen-Csenge

« On veut représenter notre école, raconte Abigail Baliskuy de l’école Little Flower Academy à Vancouver. Même au-delà de la justice pour l’environnement et le climat, c’est le moment de soutenir les leaders autochtones parce qu’ils sont ici depuis très longtemps. »

Des adolescents se rassemblent.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plus d’une centaine d’adolescents se sont rassemblés en opposition au pipeline Trans Mountain devant le Musée des beaux-arts de Vancouver

Photo : Radio-Canada / Eva Uguen-Csenge

La manifestation a été organisée pour envoyer un message à Ottawa qui s’est engagé à financer le pipeline après un ultimatum venant de Kinder Morgan. L’entreprise pétrolière demande aux politiciens de garantir avant le 31 mai que le projet sera achevé.

Abigail et plusieurs de ses camarades ont quitté leurs salles de classe vers 13 h 30, certains sans la permission de leurs enseignants ou de leurs parents.

Je suis ici en solidarité avec les autochtones et les défenseurs du climat.

Abigail Baliskuy, 11e année à Little Flower Academy

L’élève de 11e année dit que son école est plutôt conservatrice, mais dit ressentir un devoir d'appuyer les Premières Nations qui s’opposent au projet d’expansion du pipeline Trans Mountain.

Katarina Szulc affirme que les jeunes ont la capacité d’effectuer de vrais changements.

« Nos voix sont les plus puissantes parce que dans quelques années il n’y aura plus que nos voix », dit-elle.

Une adolescente s'exprime.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Katarina Szulc, à gauche, affirme que les politiciens doivent écouter les voix des jeunes.

Photo : Radio-Canada / Eva Uguen-Csenge

On veut que les politiciens qui nous entendent comprennent que nous ne sommes pas d’accord avec [ce projet].

Katarina Szulc, 11e année à Little Flower Academy

Malgré leur jeune âge, plusieurs adolescents disent être concernés par le changement climatique et l’environnement depuis des années.

Asha Mior, 10e année, et Saul Lavigna, 9e année, sont parmi les manifestants les plus jeunes. Ils racontent que c’est grâce à l’influence de leurs parents qu’ils s’intéressent tant aux enjeux climatiques.

« Ma mère est ouvertement contre [le pipeline] et a toujours pris l’occasion de m’expliquer les détails, dit Saul. Je n’ai jamais supporté le pipeline. C’est extrêmement dangereux pour l’environnement et j’ai fait des recherches sur ses impacts négatifs. »

Je n’ai rencontré personne qui est ouvertement derrière le pipeline.

Saul Lavigna, 9e année à l'école secondaire Templeton
Une jeune fille sourit.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cela fait plus de cinq ans qu’Asha Mior, 10e année, travaille sur les enjeux environnementaux en écrivant des blogues et créant des films.

Photo : Radio-Canada / Eva Uguen-Csenge

« Je veux m’assurer qu’il n’y a pas de risque de déversements de pétrole dans l’avenir », affirme Asha.

La protection de l’environnement, de la côte, de la faune de la Colombie-Britannique doit être la priorité

Asha Mior, 10e année à Little Flower Academy

C'est quoi Trans Mountain?

Trans Mountain est un pipeline construit en 1953 qui appartient à la pétrolière Kinder Morgan. La compagnie texane veut tripler le volume de pétrole de l'oléoduc qui relie Edmonton à Burnaby.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique et des Premières Nations s’opposent à ce projet en raison du risque qu'une fuite poserait à l'environnement. L'Alberta veut au contraire que l'agrandissement du pipeline aboutisse en raison des bienfaits économiques.

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