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Avis mitigé des agriculteurs devant la réforme de la Loi sur les transports

Grain bruns versés dans un camion.

Du grain est versé dans un camion sur une ferme de la Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Mike Zartler

Radio-Canada

L'adoption du projet de loi C-49 qui vise à réformer la Loi sur les transports au Canada est bien accueillie par de nombreux agriculteurs en Saskatchewan. Les fermiers veulent cependant suivre son évolution de près pour s'assurer qu'il répondra réellement à leurs doléances.

Le Sénat a adopté mardi ce texte législatif dont une partie des modifications concerne le transport ferroviaire des céréales et vise à empêcher les retards dans les livraisons.

« Ces modifications sont un bon début, mais il faudrait aller plus loin pour répondre à tous les besoins des producteurs de grains », croit Todd Lewis, président de l’Association des producteurs agricoles de la Saskatchewan.

Les compagnies ferroviaires devront dorénavant rendre compte publiquement de leur capacité à transporter les céréales. Si les grains ne sont pas livrés à temps, elles devront composer avec des pénalités financières.

Les détails de ces pénalités ne sont pas encore connus, mais le ministre provincial de l'Agriculture anticipe déjà devoir demander une augmentation de celles-ci.

La beauté de cette loi c’est que les pénalités s’appliquent tant aux compagnies d'expédition qu'aux compagnies ferroviaires.

Lyle Stewart, ministre de l'Agriculture de la Saskatchewan

Il croit donc que cette mesure encouragera ces deux parties à respecter les délais de livraison.

Par contre, les agriculteurs auraient également souhaité que l'Office des transports ait plus d'outils pour intervenir en cas de conflit dans la livraison des céréales.

« On aurait voulu que l'Office des transports du Canada puisse lancer des enquêtes de façon indépendante. Je sais que c'est une des lacunes soulevées par les agriculteurs », explique André Magnan, professeur associé au département de sociologie de l’Université de Regina.

Certains producteurs agricoles craignent qu'à force de devoir composer avec des retards, les clients se tournent davantage vers des compétiteurs comme la Russie et les États-Unis.

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