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Les membres de la GRC sur leurs 36, grâce à Fatouma Tshiswaka

Fatouma Tshiswaka regarde à une statue d’un agent de la GRC  à l'extérieur de l'atelier de couture à la division Dépôt

Fatouma Tshiswaka à l'extérieur de l'atelier de couture à la division Dépôt de la GRC

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Radio-Canada

La GRC est reconnue à travers le monde pour son uniforme traditionnel d'un rouge très vif, qui ne passe jamais inaperçu. La Fransaksoise, Fatouma Tshiswaka, couturière à la Division Dépôt de la GRC à Regina, connaît chaque pli et chaque détail de cet habillement. Normal, son travail est de faire les retouches et les ajustements de ces uniformes.

Un reportage de la Fureteuse fransaskoise, Nicole Lavergne-Smith

Fatouma Tshiswaka, couturière à la GRC

Fatouma Tshiswaka se promène avec confiance dans l’atelier de couture de la Division Dépôt de la GRC à Regina. Cette mère de trois enfants dégage une énergie positive.

Elle et ses collègues, sourires aux lèvres, sont fiers de leur travail. Ces couturiers et couturières s’assurent que les agents et les cadets sur place portent un uniforme impeccable. Ils font tout le nécessaire pour que celui-ci soit parfaitement ajusté à leur taille.

Fatouma entouré de sa famille. Ils portent des vêtements qu'elle a cousus. (De g. à d.) Son fils Daniel, Fatouma, son conjoint Papi, son fils Daoud et sa fille DivineAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fatouma entouré de sa famille. Ils portent des vêtements qu'elle a cousus. (De g. à d.) Son fils Daniel, Fatouma, son conjoint Papi, son fils Daoud et sa fille Divine.

Photo : Fatouma Tshiswaka

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Un travail stimulant

Les uniformes arrivent de fournisseurs canadiens. Une fois à Regina, les couturiers sélectionnent une à une les pièces de vêtements.

Une grande partie de leur travail est aussi de conseiller les gens. Quand Fatouma se promène dans l’école de la GRC, son regard voit tout. « Des fois quand je marche, je rencontre les gens et je dis, veux-tu passer à l'atelier de couture parce que je vois que ton pantalon est un peu trop court pour ton costume, » raconte-t-elle.

Fatouma adore voir la transition que vivent les cadets entre le temps qu’ils arrivent et le temps qu’ils finissent. « Ce sont des personnes différentes, pleines de questions dans la tête, ils ont peur de tout le monde (quand ils arrivent) et quand ils sortent ici, tu vois quelqu’un qui est vraiment confiant. »

Fatouma Tshiswaka debout devant les uniformes de la GRCAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fatouma Tshiswaka dans l'atelier de couture

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Une passion depuis l’enfance

Fatouma a découvert l’amour de la couture à l’âge de cinq ans dans l’atelier de sa mère dans son pays d’origine, la République Démocratique du Congo. Elle tentait d’aider sa mère tant bien que mal. « Des fois je faisais aussi de gros dégâts, des gaffes, je coupais les habits des clients, » raconte-t-elle.

Destination: Regina

C’est en février 2007 qu’elle se retrouve à Regina avec son conjoint. Après un premier emploi dans une chaîne de restauration rapide, elle a par la suite été monitrice de langue dans le système scolaire catholique, couturière chez un tailleur de Regina et coordonnatrice à l’Association des Parents fransaskois.

En 2011, alors qu’elle était enceinte de sa fille elle s’est retrouvée 16 semaines immobile à l’hôpital. C’est là que sa passion pour la mode et le dessin ressurgit . « Ma tête commençait à bouger, tout ce que je voulais dessiner je voulais le créer. »

Fatouma avec son bébé, Divine Tshiwaka dans ses bras. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fatouma après la naissance de sa fille, Divine Tshiswaka.

Photo : Fatouma Tshiswaka

La cofondatrice du Saskatchewan African Fashion Show, lance alors sa première collection en 2012.

Une photo d’un défilé de mode pour dévoiler la première collection de Fatouma Tshiswaka en 2012.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une création de la première collection de Fatouma Tshiswaka en 2012.

Photo : Fatouma Tshiswaka


C’est un désir de stabilité qui l’aura conduit à la GRC en 2016. « Au début j'étais un peu inquiète je pensais, je vais tellement m’ennuyer, mais pas du tout. Je ne m’ennuie pas. »

Fatouma décrit ses collègues de travail comme sa famille. « Ici c'est un endroit où tu apprends beaucoup. Chaque jour tu apprends au sujet d’une nouvelle culture, la façon dont les gens vivent différemment. »

Ses collègues prennent même le temps de savourer un capucino ensemble, préparé par deux couturières italiennes, tous les jeudis. Une petite pause, dans un atelier où les journées passent vite.

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