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Le chef Mike Mckenzie témoigne à la Commission Viens

Le chef de Uashat-Maliotenam, Mike McKenzie, attablé devant un micro

Le chef d'Uashat-Maliotenam, Mike McKenzie, témoigne à la commission Viens.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Lors de son témoignage à la commission Viens, le chef de la communauté innue d'Uashat-Maliotenam, Mike Mckenzie, a dénoncé le manque de ressources pour les services de sa communauté. Il a également remis en question l'efficacité des enquêtes publiques qui concernent les Premières Nations.

Un texte d’Alix-Anne Turcotti

Mike Mckenzie a affirmé qu'il y a des écarts de financement entre les services publics québécois et les services autochtones, notamment en ce qui concerne la sécurité publique et la santé.

Cette situation aurait mené le conseil de bande Uashat-Maliotenam à combler des déficits annuels de 500 000 $ à 700 000 $ pour les services de police, indique-t-il.

Ça fait en sorte que les membres de la communauté [ont] accès à de moins bons services, parfois.

Mike McKenzie, chef de Uashat-Maliotenam

Le chef d'Uashat-Maliotenam a présenté les défis auxquels une communauté autochtone doit faire face lorsqu'elle doit conclure des ententes avec les deux ordres de gouvernement. Il a cité en exemple le cas des familles d’accueil autochtones de la Côte-Nord pour les services de jeunesse, lesquelles étaient moins bien rémunérées à une époque parce que le dossier était géré par le gouvernement fédéral.

« Il aura fallu plus d’un an pour solutionner le problème amenant le fédéral, la province et les Premières Nations à appliquer la norme provinciale partout au Québec », a-t-il rapporté.

Des paroles aux actes demande Mike Mckenzie

Mike Mckenzie espère que l’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics mènera à de vrais changements pour les Premières Nations.

J’espère que les Premières Nations seront impliquées quand vous allez donner votre mémoire.

Mike Mckenzie, chef d'Uashat-Maliotenam

Il a rappelé que plusieurs enquêtes avaient eu lieu pour améliorer la qualité de vie des autochtones - en vain, selon lui.

« On a eu ici le rapport du coroner Lefrançois concernant l'enquête sur cinq suicides et puis encore aujourd’hui, il n'y a pas eu vraiment de discussion avec le gouvernement du Québec. »

Le président de la commission d’enquête, Jacques Viens, a remercié le chef pour son témoignage « éclairant ». Il a rappelé que les réalités étaient différentes d’une communauté à l’autre au Québec et qu’il était important que les autorités politiques en soient conscientes.

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