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« Nous gagnerons gros », prédit Trump au sujet des négociations de l’ALENA

Le président américain Donald Trump debout en conférence de presse, devant des micros tendus vers lui.
Le président américain Donald Trump s'est entretenu avec les médias à la Maison-Blanche mercredi avant de quitter Washington pour effectuer un voyage à New York. Photo: Reuters / Carlos Barria

Donald Trump a sévèrement critiqué le Canada et le Mexique mercredi au sujet de l'évolution des négociations pour le renouvellement de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qualifiant les pourparlers avec les deux pays de « difficiles ». Il a aussi laissé entendre qu'une entente qui rendra les travailleurs de l'industrie automobile dans son pays « très heureux » était sur le point de se concrétiser.

« [Le Mexique et le Canada] ont profité des États-Unis pendant longtemps », a déclaré le président américain lors d’un point de presse à la Maison-Blanche.

Je n’apprécie pas leurs demandes. Mais je vous le dis, au bout du compte, nous gagnons. Nous gagnerons, et nous gagnerons gros.

Donald Trump, président des États-Unis

Donald Trump a par ailleurs prédit que les travailleurs américains du secteur de l’automobile seront « extrêmement heureux » du dénouement des négociations.

Sur Twitter mercredi matin, il a indiqué qu’il aurait bientôt de « grandes nouvelles » à leur annoncer, sans toutefois offrir de détails.

« Après plusieurs décennies à perdre vos emplois aux mains d’autres pays, vous avez attendu assez longtemps! », a-t-il écrit.

« Vous pourrez bientôt constater ce que je suis en train d’avancer », a-t-il indiqué aux journalistes qui ont assisté à son point de presse à Washington.

Nous allons nous entendre avec le Mexique, nous allons nous entendre avec le Canada. Mais ils ont été difficiles à gérer. Ils ont été gâtés, parce que jamais personne n’avait fait ça auparavant. Je vous le dis : ce qu’ils demandent est injuste. Nos travailleurs du secteur automobile seront extrêmement heureux.

Donald Trump, président des États-Unis

Les règles de production automobile sont au cœur des disputes commerciales entre les trois pays et sont perçues comme un frein à une possible entente pour un nouvel ALENA.

Les États-Unis demandent notamment des augmentations de salaire dans ce secteur et un plus grand pourcentage de contenu nord-américain dans les véhicules.

La semaine dernière, un négociateur américain au fait du dossier a dit que les trois pays « ne sont absolument pas près de parvenir à une entente ».

La valise de Chrystia Freeland « est prête »

Interrogée sur une percée dans les négociations concernant le secteur automobile, la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a répondu qu’il y a des « progrès constants ».

« Depuis longtemps, je constate que [le secteur automobile] est au centre d’une modernisation de l’ALENA », a-t-elle dit lors d’un point de presse mercredi après-midi à Ottawa.

« Depuis la mi-mars, a-t-elle poursuivi, depuis que les Américains ont proposé des idées innovantes, les trois pays ont travaillé d’arrache-pied pour faire avancer le dossier. Nous avons eu de nombreuses consultations avec nos parties prenantes ici au Canada et j’estime que nous avons enregistré des progrès importants.

« Ça, c’est pour le dossier du secteur automobile. Rien n’est fait tant que tout sera fait. Mais il y a des progrès constants quant aux règles d’origine dans le secteur automobile. C’est le point de mire du travail cette semaine. J’ai des mises à jour quotidiennes et parfois horaires. Nous poussons ce dossier. »

La ministre Freeland a d’ailleurs rappelé que les discussions sur l’ALENA se « poursuivent à un rythme très intense ».

« Les représentants des trois pays sont en étroite liaison, a souligné Mme Freeland. Lundi, je me suis entretenue avec l’ambassadeur américain [Robert] Lighthizer et le ministre mexicain Ildefonso Guajardo. Nous nous sommes mis d’accord pour être en contact constant et demeurer disponibles. »

Nous nous sommes entendus pour sauter dans l’avion à n’importe quel moment pour clore une entente. Ma valise est prête.

Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères

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