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  • Il y a 25 ans : Un pas de plus vers la création du Nunavut

    Cérémonie du feu d'une femme inuit. En arrière-plan, le premier ministre Brian Mulroney et les représentants autochtones sont assis au long d'une table pour signer l'accord.
    L’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut est signé le 25 mai 1993, à Iqaluit. Photo: Radio-Canada

    Le 25 mai 1993, une étape importante est franchie vers la formation d'un nouveau territoire dans le Nord canadien. À Iqaluit, le premier ministre Brian Mulroney signe un accord donnant aux Inuits une autonomie de gestion sur 351 000 km carrés. Le Nunavut fera son entrée officielle dans la Confédération canadienne le 1er avril 1999.

    Ce traité marque un tournant dans les relations entre le gouvernement fédéral et les Autochtones. Il est le fruit d’un important processus de revendication territoriale.

    Nunavut signifie d’ailleurs « Notre terre ».

    La signature de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut a été précédée d’un référendum quelques mois plus tôt, le 5 novembre 1992. Les Nunavutois se sont prononcés en faveur du tracé proposé.

    Nunavut durera parce qu’il a été approuvé par deux plébiscites.

    Gérard Jolivet

    Au Téléjournal du 25 mai 1993, le journaliste Gérard Jolivet se montre optimiste. Son reportage confirme que la signature du traité se fait dans un climat de bonne entente.

    Rosemarie Kuptana, présidente de l’Inuit Tapirisat du Canada (TPC), explique avoir fait des concessions sur les droits miniers afin d’en arriver à un accord. Elle se dit en contrepartie confiante pour l’avenir quant à la forme du gouvernement négocié, qui assure une représentation égale pour les générations futures.

    L'accord comprend aussi des dispositions sur la gestion des ressources naturelles et les délimitations du nouveau territoire de l’Arctique.

    Avant de signer le traité, le premier ministre Mulroney s’adresse à l’assistance en inuktitut. La Loi sur le Nunavut et la Loi concernant l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut devront à présent être adoptées par le Parlement canadien.

    C’est d’ailleurs cette étape qu’on célèbre tous les 9 juillet, lors du Jour du Nunavut.

    Les Inuits attendaient ce jour-là depuis des années. Choisir enfin qui dirigera leur destinée.

    Marc Godbout

    Le 15 février 1999, le Nunavut tient ses premières élections pour former un gouvernement. Le journaliste Marc Godbout s’est déplacé à Iqaluit pour couvrir la campagne électorale. Il partage ses observations au Téléjournal/Le Point.

    19 députés doivent être élus parmi 71 candidats. Durant les cinq semaines de campagne, le transport représente un réel casse-tête pour les organisateurs politiques. Il faut prendre en compte que le Nunavut est le plus grand territoire du Canada, couvrant 1/5 du pays! Plusieurs candidats choisissent de faire campagne plus modestement.

    Le Nunavut a opté pour un gouvernement de consensus, sans parti politique. Il aura juridiction sur la santé, l’éducation, la justice, les services sociaux et la culture. Le premier ministre et le cabinet seront désignés après les élections parmi les députés indépendants.

    Le Nunavut devra cependant attendre le 1er avril 1999 pour obtenir complètement son indépendance gouvernementale. À la suite de la formation de son premier gouvernement, le territoire peut faire officiellement son entrée dans la Confédération canadienne.

    « Le 1er avril prochain, l’Amérique vivra alors un des plus grands changements géopolitiques des cinquante dernières années », conclut le journaliste Marc Godbout dans son reportage.

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