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Un microbiologiste canadien en mission contre l’Ebola

Le vaccin est administré depuis lundi au personnel de santé dans les zones touchées.

Photo : The Associated Press / John Bompengo

Radio-Canada

Le microbiologiste canadien Gary Kobinger, qui a conçu avec son équipe un vaccin contre l'Ebola, est parti une fois de plus en République démocratique du Congo (RDC) afin de combattre le virus mortel qui y a refait surface et qui a déjà tué 27 personnes.

Un premier décès enregistré à M'bandaka, une ville de plus de 1 million d'habitants, inquiète les autorités, qui s’attendent au pire.

Sophie Langlois a rencontré le chercheur Gary Kobinger au moment où il préparait ses valises pour une énième mission de deux mois, qui n’est pas sans dangers. Il s’agit de la neuvième épidémie dans ce pays d'Afrique centrale.

Depuis 20 ans, Gary Kobinger a combattu sur le terrain toutes les épidémies de ce virus hémorragique mortel qui ont éclos en Afrique.

Gary Kobinger, directeur du Centre de recherche en infectiologie  de l’Université LavalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gary Kobinger, Directeur du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval

Photo : Radio-Canada

Tout le monde est en train de travailler fort présentement pour qu’on ne voie plus jamais ce qu’on a vu en Afrique de l’Ouest.

Gary Kobinger, directeur du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval

De 2013 à 2016, l’Ebola a fait 11 310 morts en Afrique de l'Ouest.

Un autre défi attend le Dr Kobinger : vaincre la méfiance des Congolais à l'égard du vaccin qui est administré depuis lundi au personnel de santé dans les zones touchées.

Les proches des malades vont-ils accepter d'être vaccinés?

Le CHU de Québec indique que « le traitement, élaboré par l’équipe du Dr Kobinger, en collaboration avec l’Agence de santé publique du Canada, est constitué de trois anticorps spécifiques, dont deux qui proviennent du Centre de recherche en infectiologie du CHU de Québec-Université Laval. Il a été administré une première fois en 2014 sur des humains, deux missionnaires américains ayant contracté le virus au Liberia. La démarche, couronnée de succès, a fait le tour du monde.

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