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G7 : occuper la ville pour une participation citoyenne sans violence

Entrevue avec Claude Barabé

Un citoyen de Québec invite les résidents de la capitale à se réapproprier la ville durant le Sommet du G7. Une façon d'envoyer un message pacifique à ceux qui vont manifester les 8 et 9 juin.

« La meilleure façon de sécuriser des lieux, c’est de se les réapproprier », souligne Claude Barabé, initiateur du mouvement.

Il demande aux citoyens et aux commerçants d’occuper le centre-ville de Québec.

Je demande aux gens de venir en ville, de porter un petit quelque chose d’orange.

Claude Barabé
Bruno Savard marche avec Claude Barabé sur la rue Saint-Jean.Bruno Savard marche avec Claude Barabé sur la rue Saint-Jean. Photo : Radio-Canada

Les citoyens qui veulent prendre part à l’initiative peuvent afficher des pancartes ou encore des ballons orange pour démontrer leur appui.

Il invite les commerçants à faire des ventes trottoir ou encore d’installer des terrasses.

« Ce que je demande aux citoyens, aux commerçants, aux hôtels, de mettre des ballounes oranges, de montrer, de dire à ceux qui vont venir manifester que oui, on a des droits, on peut manifester, mais dans un cadre légal, dans un cadre sécuritaire », ajoute-t-il.

Pourquoi avoir choisi la couleur orange?

« C'est une couleur tonifiante et piquante qui insuffle partout où elle passe une dose de bonne humeur. On l'associe souvent à la créativité et à la communication, car il est vrai qu'elle est porteuse d'optimisme et d'ouverture d'esprit », peut-on lire dans le communiqué diffusé mardi.

Un mouvement attendu

Claude Barabé souligne que son initiative reçoit un appui favorable de la part des citoyens.

« On dirait que tout le monde attendait ça. Tout ce qu’on attend c’est : “Il va y avoir des manifestations”. C’est un peu négatif, on dirait qu’on attendait qu’il y ait un mouvement », dit-il.

Il soutient que les organismes communautaires qui organisent ces manifestations peuvent manifester, mais qu’ils ont des responsabilités.

« Quand les manifestants viennent briser des vitrines de commerce, quand ils font des graffitis sur des maisons, c’est le peuple qu’ils attaquent », soulève-t-il.

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