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La Colombie-Britannique veut améliorer l’accès aux médecins de famille

Adrian Dix, député NPD de Vancouver-Kingsway
Le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique Adrian Dix veut améliorer l'accès aux médecins de famille. Photo: La Presse canadienne
Radio-Canada

Le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Adrian Dix, s'entretiendra avec des médecins, des infirmières et des pharmaciens mercredi et jeudi pour faciliter l'accès à la médecine familiale dans la province.

« Quelque 700 000 personnes en Colombie-Britannique n’ont pas accès à un médecin de famille ou une infirmière praticienne », affirme M. Dix, soit 16 % de la population.

Il ajoute que le problème est encore plus sérieux dans certaines communautés.

À Chilliwack, c’est 26 % des gens. Une personne sur quatre n’a pas de médecin de famille.

Adrian Dix, ministre de la Santé de la Colombie-Britannique

Le ministre de la Santé reconnaît que les options qui s’offrent actuellement aux gens dans cette situation, comme les cliniques sans rendez-vous, ne sont pas idéales.

« C’est un défi, parce que si on va à une clinique un jour, puis une autre clinique un autre jour, il n’y a pas de permanence, de bilan, de compréhension de ce qui se passe », dit Adrian Dix.

D’après lui, la meilleure façon d’améliorer la situation est de travailler en équipe avec les différents professionnels de la santé.

Il espère que les rencontres mèneront à la présentation d’une nouvelle politique à ce sujet.

La question de l’assurance médicaments

Le ministre de la Santé travaille également sur le programme pancanadien d'assurance médicament annoncé dans le budget du ministre fédéral des Finances, Bill Morneau.

La question de ce régime national devrait d’ailleurs être abordée lors de rencontre des premiers ministres de l'Ouest qui aura lieu mercredi, à Yellowknife.

« Le gouvernement fédéral paie moins de 1 milliard de dollars pour les médicaments, alors que les provinces paient 13 milliards de dollars », précise Adrian Dix.

Le gouvernement fédéral doit mener la discussion, mais nous sommes, comme provinces, celles qui offrent des services sur lesquels les gens dépendent maintenant. Il faut donc travailler ensemble.

Adrian Dix, ministre de la Santé de la Colombie-Britannique

Adrian Dix reconnaît qu’un système national d’assurance médicaments comporterait plusieurs avantages, notamment en ce qui concerne les coûts.

Il souhaite toutefois s’assurer que certaines mesures adoptées par la Colombie-Britannique resteront, dont l’abolition des franchises payées par les familles à faible revenu pour participer au régime.

Cette mesure doit entrer en vigueur à compter du 1er janvier 2019.

« Des gens dans cette catégorie, entre 15 000 et 30 000 $ [de revenu annuel], souvent, ils ne prennent pas de médicaments à cause de leur situation financière, explique le ministre de la Santé. On a commencé à changer cela en Colombie-Britannique et on va continuer ce travail avec les discussions au niveau national. »

Au Canada, près de deux millions de personnes disent ne pas pouvoir se permettre l'achat d'au moins un médicament.

La Colombie-Britannique est la province où l'accessibilité aux médicaments est la moins bonne au pays, selon une étude publiée dans le Journal de l'Association médicale canadienne.

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