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Mathieu Bertrand n’a jamais cessé d’être un Eskimo

Mathieu Bertrand fait le « V » de la victoire avec ses doigts, sous l’œil amusé de Tim Prinsen, lors d'un entraînement des Eskimos.

Mathieu Bertrand est entraîneur invité au camp des Eskimos et travaille en collaboration avec Tim Prinsen.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En mars 2013, les Eskimos ont pris la décision de libérer le centre-arrière Mathieu Bertrand après neuf saisons de loyaux services. Cinq ans plus tard, Bertrand n'en veut pas à l'organisation. Il considère même qu'il n'a jamais cessé d'être un Eskimo.

Un texte de Patrick Henri

En sortant du vestiaire des Eskimos, on peut lire en grosses lettres au-dessus de la porte « Once an Eskimo, always an Eskimo ».

Mathieu Bertrand est d’accord avec cette devise, Eskimo un jour, Eskimo toujours.

J’ai eu la chance d’aller jouer ailleurs après avoir été libéré. J’ai aussi reçu des invitations pour être entraîneur invité au camp d’autres équipes, mais c’est ici que je voulais revenir. Je ne me vois pas aller quelque part d’autre.

Mathieu Bertrand, entraîneur invité, Eskimos

Depuis son arrivée, il y a quelques jours, des souvenirs ne cessent de se manifester dans la tête de l’ancien numéro 30.

Son meilleur souvenir : son premier match au Stade du Commonwealth, le 24 juin 2005, contre les Renegades d’Ottawa. Dans ce match, il avait capté une passe pour des gains de cinq verges.

Son pire? La commotion cérébrale qu’il a subie à Montréal le 28 octobre 2012, un de ses derniers matchs dans la ligue.

Chasse à l’ours

Questionné à savoir quelles sont les trois choses qu’il voulait absolument faire en revenant en Alberta, il répond sans hésitation :

1. Aller à la pêche à Slave Lake
2. Aller à la chasse à l’ours dans un endroit secret près de la Saskatchewan
3. Aller faire du camping dans les Rocheuses

Il ajoute cependant qu’il n’est pas en vacances et qu’il sait très bien qu’il ne pourra réaliser aucun de ses trois souhaits. D’ici son départ le 31 mai, il se contentera de renouer avec d’anciens coéquipiers comme Patrick Kabongo et Calvin McCarthy.

Monsieur l’entraîneur

Le centre-arrière des Eskimos, Calvin McCarthy, a appris de la bouche de l’entraîneur-chef, Jason Maas, que Bertrand serait de retour à Edmonton.

Il m’a dit : Mathieu Bertrand veut faire un retour au jeu, prépare-toi, on va lui donner quelques matchs

Calvin McCarthy, centre-arrière, Eskimos

MaCarthy savait que son entraîneur plaisantait, mais il croit néanmoins que celui qui a été son coéquipier pendant sept saisons a encore le physique pour jouer dans la Ligue canadienne de football.

Le vétéran, âgé de 33 ans, voit d’un bon œil l’arrivée de celui qui occupe maintenant le poste d’entraîneur des unités spéciales et des centres-arrières, avec le Rouge et Or de l’Université Laval.

« Je sais qu’il est un bon entraîneur, j’ai été son premier étudiant », mentionne McCarthy. Celui qui entame une 12e saison avec les Eskimos a souvent mentionné que Mathieu Bertrand avait été son mentor et que c’était lui qui lui avait appris la position de centre-arrière.

Un entraîneur intense

Le nouveau venu chez les Eskimos, Christophe Normand, connaît bien l'entraîneur invité. Lors de ses deux dernières saisons avec le Rouge et Or, il a joué au sein des unités spéciales sous les ordres de l’ancien porte-couleurs des Eskimos.

Il a une belle intensité et il est très soucieux des détails.

Christophe Normand, centre-arrière, Eskimos

Maintenant converti en centre-arrière, Normand apprécie recevoir les conseils de Bertrand. « C’est la première fois depuis que je suis centre-arrière, que j’ai un entraîneur qui a joué cette position dans la ligue », mentionne celui qui vient de passer trois saisons avec les Blue Bombers, à Winnipeg.

Enseigner et apprendre

Le rôle d’un entraîneur invité peut être très différent d’un individu à l’autre. Dans la plupart des cas, les entraîneurs invités le sont pour qu'ils aient la chance de vivre un camp professionnel et pour prendre de l’expérience.

Dans le cas de Mathieu Bertrand, c’est un peu différent.

« Je suis chanceux, coach (Tim) Prinsen, je le connais bien, on est allé à la même école, affirme Bertrand. Il entraîne les demi-offensif et les centres-arrières, comme il ne peut pas se séparer en deux, j’ai donc beaucoup de responsabilités. »

L’entraîneur-chef Jason Maas a été coéquipier de Mathieu Bertrand durant quatre saisons. Il adore l’idée d’avoir un entraîneur qui peut enseigner en se mettant dans la peau des joueurs à qui il s’adresse.

Le groupe d’entraîneurs invités, dont fait aussi partie l’ex-entraîneur des Eskimos, des Stampeders et des Alouettes, Tom Higgins, sera avec l’équipe jusqu’au 31 mai.

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