•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La pénurie de main-d'oeuvre atteint également le secteur forestier

Une forêt boréale remplit de sapin et d'arbres de couleurs.
Une forêt boréale Photo: getty images/istockphoto / Patrick_Lauzon

Parmi les nombreux secteurs d'activité touchés par la rareté de la main-d'oeuvre, la foresterie et l'ensemble des métiers associés sont concernés par un manque de travailleurs.

Un texte de Lise Millette

« En foresterie, tous les domaines d'emplois sont recherchés », affirme sans équivoque Benoit Mandeville, ingénieur forestier.

Ces emplois se déclinent à la fois sur le terrain, en aménagement et en planification : techniciens et technologues forestiers, ingénieurs forestiers, ouvriers en production de plan. Faute de trouver, certaines entreprises sont contraintes de prendre des décisions déchirantes.

Il y a même des entreprises qui, faute de technologues forestiers, doivent refuser certains contrats.

Catherine Rioux, coordonnatrice de la formation au Comité sectoriel de main-d'oeuvre en aménagement forestier

Des métiers émergents

En plus des métiers traditionnels, la forêt voit naître de nouveaux métiers, comme celui de conducteur de chien de sang. Ce travail, lié à la chasse au gros gibier, consiste à faire appel à des chiens entraînés pour retrouver un animal touché dont on a perdu la trace, comme l'explique Nathalie Dallaire, conductrice de chien de sang.

« Un gibier qu'on récupère, c'est un autre gibier de sauvé. On est rendu 6-7 conducteurs en Abitibi-Témiscamingue. Ce n'est pas beaucoup, on a un grand territoire », affirme-t-elle.

La rareté de la main-d'oeuvre est réelle, mais risque de s'accentuer, selon l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue, qui anticipe un creux de l'indice de remplacement de la main-d'oeuvre en 2022.

Abitibi–Témiscamingue

Industrie forestière