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Immigration réussie pour un couple belge au Nouveau-Brunswick

Andy Demaret et Nadège Durant devant la station de Radio-Canada Acadie
Les immigrants belges Andy Demaret, 32 ans, et Nadège Durant, 29 ans, ont trouvé du travail en français et dans leur domaine, dans la région de Moncton. Photo: Radio-Canada / Wildinette Paul
Radio-Canada

Les immigrants belges Nadège Durant et Andy Demaret ont de bons mots pour le Nouveau-Brunswick, la province où ils habitent depuis presque trois ans, même si tout n'a pas été parfait à leur arrivée.

Le couple a quitté la Belgique pour des raisons professionnelles, explique Mme Durant. Il était très difficile pour eux d’y trouver de l’emploi dans leur domaine, c’est-à-dire la culture. Ils ont donc choisi de migrer au Canada. Leur décision de s’établir en Acadie relève d’un « heureux hasard ».

« C’est juste qu’on a simplement rencontré quelqu’un qui faisait la promo de la province, qui nous a expliqué comment ça se passait, et on s’est dit: “Pourquoi pas?” », explique Andy Demaret.

Le couple débarque au Canada en octobre 2015, et en quelques mois il trouve du travail dans son domaine. Aujourd’hui, Nadège travaille au Conseil provincial des sociétés culturelles, et Andy au Centre des arts et de la culture de Dieppe.

Je n’ai pas été tant déracinée que ça, moi, personnellement. J’avais vraiment l’impression d’être chez moi tout de suite.

Nadège Durant, immigrante belge

« On l’a eu assez facile de rencontrer du monde, à se faire rapidement des amis. Pour moi, ça n’a pas été un choc », ajoute Nadège Durant.

Les défis de l'intégration au Nouveau-Brunswick

L’apprentissage de l’anglais a été le plus grand défi à surmonter. « Le plus gros défi qu’on a tous les deux, c’est pour l’anglais parce que ce n’est pas notre langue maternelle. C’est une langue, pour ma part, que je ne maîtrise pas beaucoup, surtout quand je suis arrivé ici. Ça s’améliore avec le temps », explique Andy Demaret.

Certaines choses auraient pu être plus précises, selon eux.

Andy Demaret estime qu’il aurait peut-être trouvé de l’emploi plus facilement ou plus rapidement si l’organisme qui les a accueillis avait connu l'existence d'un programme d’aide aux immigrants de moins de 30 ans. Il l'a découvert lui-même par la suite, mais trop tard pour en bénéficier.

On leur avait dit que le Nouveau-Brunswick avait besoin d’enseignants, ajoute Mme Durant, mais sans préciser qu’il fallait d’abord obtenir des équivalences pour exercer la profession dans la province. Andy a dû faire les démarches nécessaires pour la reconnaissance de ses compétences.

« C’est des défis, mais je suis contente de voir que la province aussi de son côté fait des efforts pour essayer de reconnaître de plus en plus les compétences, peut-être pas forcément les diplômes, mais au moins les compétences des immigrés. Ça été le cas avec [Andy] et on a été très, très content », affirme Nadège Durant.

En amour avec l'Acadie

Quelle impression ont-ils de l’Acadie aujourd’hui?

« Moi, je l’adore. Je me sens néo-acadienne. [...] Je ne me suis jamais sentie comme une étrangère », lance Nadège Durant.

« Je n’oserais pas dire ça, mais en tout cas je me sens bien, bien accueilli, bien entouré. Les gens sont aimables, charmants. L’Acadie, j’ai un bon sentiment », renchérit Andy Demaret.

Chaque immigrant vit sa propre expérience

Les choses n’ont pas si bien tourné pour un autre immigrant belge. Alain Olagny a récemment exprimé sa déception et sa décision de quitter le Nouveau-Brunswick après avoir tenté d’y vivre et d’y travailler en français, sans succès, pendant près de cinq ans.

Les Belges Alain Olagny et Anne Solfa.Les Belges Alain Olagny et Anne Solfa quitteront le Nouveau-Brunswick. Ils croient que la province vend un rêve aux immigrants. Photo : Radio-Canada

« Chacun a sa propre expérience, explique Nadège Durant. On ne remet absolument pas en doute le fait qu’il y a des immigrés qui ont de grosses difficultés à s’intégrer pour des raisons complètement diverses et variées. »

« On s’est senti bien accueilli. On peut comprendre que certains ont eu des difficultés, mais nous, ça va », ajoute Andy Demaret.

Le couple a l’intention de rester en Acadie, et Andy Demaret offre un conseil aux autres personnes qui envisagent d'immigrer au Nouveau-Brunswick.

« Il faut s’accrocher. Il ne faut pas venir en se disant que ce sera facile. Il y aura toujours des choses à surmonter, des problèmes à régler, mais ça en vaut la peine », conclut M. Demaret.

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