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La campagne de vaccination contre l'Ebola se poursuit en RDC

Un homme est vacciné. Il porte un t-shirt sur lequel on peut lire « Vacciner, c'est aimer. Vacciner, c'est protéger. Vacciner, c'est sauver. »

Un travailleur de l'OMS vaccine un résident de Mbandaka.

Photo : Reuters / Kenny-Katombe Butunka

Radio-Canada

La campagne de vaccination destinée à protéger les personnes à risque d'être infectées par le virus Ebola et à endiguer la progression de la maladie se poursuit mardi à Mbandaka, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

Le nombre de vaccins administrés demeure limité. Jusqu’ici, 33 personnes, des travailleurs de la santé, pour la plupart, ont été vaccinées, selon ce qu'a déclaré mardi à Genève Tarik Jasarevic, porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Des employés du ministère de la Santé de la RDC, de Médecins Sans Frontières et de l’UNICEF sont à pied d'oeuvre pour administrer ce vaccin expériemental, mis au point par l’Agence de la santé publique du Canada avant d’être concédé sous licence à la pharmaceutique Merck.

Selon l’OMS, Merck a déjà fourni 8640 doses du vaccin à la RDC, et 8000 doses additionnelles devraient arriver dans le pays au cours des prochains jours.

L’OMS a été particulièrement alarmée par le fait que la maladie s’est propagée à Mbandaka, une ville de 1,2 million d'habitants, au début du mois de mai.

« Une fois que l'Ebola atteint des zones urbaines, et particulièrement des bidonvilles, il est extrêmement difficile de se débarrasser de la maladie », avait commenté Peter Salama, directeur du Programme de gestion des situations d'urgence de l'OMS, il y a une dizaine de jours.

Camions, motos et piétons circulent sur une voie de circulation.

Des Congolais circulent sur l'avenue Bonsomi, à Mbandaka, une ville d'environ 1,2 million d'habitants reliée à la capitale Kinshasa par de nombreuses liaisons fluviales.

Photo : Getty Images / JUNIOR D. KANNAH

Le directeur du programme élargi de vaccination, Guillaume Ngoie Mwamba, a été la première personne à recevoir ce vaccin, lundi, sous les regards d'une foule de journalistes locaux et étrangers.

Il a précisé que l’opération durera tant que des personnes dont les contacts sont prouvés avec des malades d'Ebola ou leurs contacts se signaleront aux autorités sanitaires.

« Ce vaccin vient pour bloquer l'évolution de la maladie » même si « ce ne sera pas une vaccination de masse parce qu'elle cible d'abord le personnel de santé, a commenté le ministre congolais de la Santé, Oly Ilunga.

Le deuxième cercle ciblé par la vaccination est constitué des contacts des malades, essentiellement les membres de leurs familles et des contacts des contacts, a ajouté le ministre Ilunga, décrivant ainsi la stratégie de la « vaccination en anneau ».

Plus de 600 de ces personnes ont été identifiées à ce jour.

Transporter les vaccins jusqu'à ces zones reculées représente un grand défi logistique, dans la mesure où le vaccin doit être gardé à -51 degrés Celsius et que la RDC est un pays tropical où l'alimentation en électricité demeure aléatoire.

Une femme pointe un thermomètre infrarouge vers des passagers descendant d'un avion.

Une travailleuse de la santé utilise un thermomètre infrarouge pour détecter de possibles cas de fièvre chez les passagers arrivant à l'aéroport de Mbandaka.

Photo : Getty Images / JUNIOR KANNAH

Selon le ministère de la Santé de la RDC, deux autres personnes sont mortes de la fièvre Ebola au cours des dernières heures. Les victimes sont un résident de Mbandaka et une infirmière de Bikoro, où l’épidémie est apparue il y a quelques semaines.

Sept nouveaux cas ont aussi été confirmés par le ministère à Bikoro, une ville d’environ 200 000 habitants située à une centaine de kilomètres au sud de Mbandaka.

La fièvre Ebola a jusqu’ici fait 27 morts parmi les 49 cas confirmés, probables ou suspectés, selon le dernier bilan complet fourni lundi par le ministère de la Santé de la RDC.

La semaine dernière, l'OMS a statué vendredi dernier que l'épidémie d'Ebola en RDC ne constituait pas « une urgence de santé publique de portée internationale ».

Le risque de propagation de l'épidémie est néanmoins considéré comme « très élevé » au niveau national et « élevé » pour les pays voisins, dont le Congo-Brazzaville et la République centrafricaine.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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