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Saison de navigation : encore de la sensibilisation à faire pour éviter les noyades

Un dessin d'un homme sous l'eau.
Il se produit encore annuellement près de 464 décès évitables et non intentionnels reliés à l’eau au pays. Photo: Getty Images / piranka

Pour beaucoup de plaisanciers, ce long week-end marque le début de la saison estivale de navigation. C'est l'occasion pour plusieurs intervenants de rappeler les règles de sécurité à suivre, alors que plusieurs noyades se sont déjà produites.

Selon les données fournies par la Société de sauvetage, huit noyades sont répertoriées depuis le début de l'année, comparativement à cinq à pareille date l'année dernière.

Ce triste bilan risque de s'alourdir, prévient Reynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage, car la moyenne annuelle québécoise des noyades sur les plans d’eau est de 70. En 2016, il y a eu 117 morts par noyade en Ontario, première province dans ce triste classement, suivie du Québec au deuxième échelon, avec 57 morts. Trois noyades se sont produites dans la région de l’Outaouais en 2017. Les victimes sont deux hommes dans la cinquantaine et un jeune de 11 ans.

Monsieur Hawkins répond aux questions de la journaliste.Malgré les efforts de sensibilisation des dernières années, Raynald Hawkins est d'avis qu'il reste encore beaucoup de travail à accomplir. Photo : Radio-Canada

M. Hawkins souligne l’importance de rejoindre les populations les plus à risque de se noyer. C’est encore parmi les hommes, les jeunes adultes et les personnes âgées de plus de 65 ans que l’on déplore le plus grand nombre de noyades.

« Dans les sports nautiques, les 15 à 24 ans, les plus téméraires, sont ceux qui se noient le plus à travers tout le Canada. Au Québec, ils sont plutôt dans la quarantaine avancée et ils ne portent pas toujours un vêtement de flottaison individuel », a expliqué le directeur général de la Société de sauvetage.

Naviguez en toute sécurité

  • Assurez-vous que chacun porte un gilet de sauvetage ou un vêtement de flottaison individuel approuvé et convenablement ajusté.
  • Ayez sur vous une preuve que vous êtes apte à conduire une embarcation à moteur.
  • Ne conduisez pas un bateau sous l'effet de la drogue ou de l'alcool.
  • Habillez-vous en fonction de la météo et vérifiez les prévisions avant de partir.
  • Faites connaître votre plan de navigation à une personne à terre pour qu'elle puisse envoyer de l'aide si vous ne revenez pas à temps.
  • Ayez l'équipement de sécurité requis pour votre bateau, comme des rames, une écope pour enlever l'eau, une lampe de poche, une ligne de sauvetage flottante et une ancre.

Source: Transports Canada

Les noyades sont plus susceptibles de se produire durant l’été et lors des fins de semaine, et ce, dans des plans d’eau naturels comme les lacs et les rivières.

Encore huit plaisanciers sur dix ne portent pas son vêtement de flottaison individuel au Canada.

Reynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage

Au Canada, une victime sur trois avait consommé de l'alcool avant l'incident.

« Il faut comprendre qu'à cause des vagues, du soleil, du vent et de la déshydratation, la majorité des gens, lorsqu’ils prennent un verre dans une embarcation, c’est comme s’ils en prenaient trois sur la terre ferme. Nous n’avons plus le même sens de l’équilibre sur l’eau, ce qui fait que la plupart du temps, les gens se retrouvent par-dessus bord », dit-il.

Limite de consommation d'alcool

Au Québec et en Ontario, il n'est pas interdit aux plaisanciers de boire de l'alcool à bord d'une embarcation. Toutefois, naviguer avec les facultés affaiblies constitue une infraction au Code criminel.

Comme pour les automobilistes, les conducteurs de bateaux sont limités à un taux d'alcoolémie de 80 mg par 100 ml de sang. Au-delà de cette limite, ils s'exposent aux sanctions imposées par le Code criminel.

Légalisation du cannabis

Avec la légalisation du cannabis qui approche à grands pas, Raynald Hawkins redoute une augmentation du nombre d'accidents.

« Malheureusement, je n'ai pas encore de données pour nous dire si les gens étaient sous l'influence de drogue, mais je sais que nous allons veiller à regarder ces aspects-là dans le futur pour déterminer s'il y a une relation de cause à effet. Ça fait partie de nos préoccupations, ça serait de vous mentir de ne pas en tenir compte », dit-il.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka et Jérôme Bergeron

Société