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Les occupants du camp de la rivière persistent et signent

Installations du campement situé près des chemins forestiers qui mènent aux puits Galt no 4 et Galt no 5 de Junex
Installations du campement situé près des chemins forestiers qui mènent aux puits Galt no 4 et Galt no 5 de Junex Photo: Radio-Canada / Bruno Lelièvre
Radio-Canada

Les occupants du campement, installé l'été dernier sur des terres publiques situées près d'un chemin d'accès aux puits d'exploration d'hydrocarbures Galt 4 et Galt 5 de l'entreprise Junex, n'ont pas l'intention de démanteler leurs installations.

Un texte de Bruno Lelièvre avec la collaboration de Joane Bérubé

Ils se préparent au contraire, avec l’arrivée de la belle saison, à maintenir leur occupation.

Les occupants construisent un abri temporaire pour offrir leur formationLes occupants se préparent pour la belle saison Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Vendredi dernier, le ministre Moreau, qui est aussi ministre responsable de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, invitait les militants à quitter leur campement.

Ces derniers demandent au ministre des Ressources naturelles, Pierre Moreau, d’adresser directement sa demande de démantèlement aux tribunaux.

Un des activistes installés au camp de la rivière, le porte-parole d’Environnement vert plus, Pascal Bergeron, maintient que le groupe est dans son droit. Il réaffirme que l’autorisation du ministre n’est pas requise pour s’installer temporairement sur des terres publiques. « C’est, dit-il, une occupation temporaire. On le dit depuis le début. Lorsque l’industrie s’en ira, nous, on lève les pattes. »

Pascal Bergeron associe plutôt la sortie du ministre Moreau à la formation de 10 jours sur la désobéissance civile que s’apprête à offrir son groupe.

Formation en désobéissance civile

Du 25 mai au 3 juin, des militants contre l’exploitation des hydrocarbures organisent à Gaspé et sur leur campement, situé le long de la route 198 à une vingtaine de kilomètres de Gaspé, une série de conférences et d’ateliers dont le thème est « Sortir les pétrolières de la Gaspésie ».

« Ça va de l’escalade sur des bâtiments industriels, à comment s’attacher à de la machinerie et bloquer des routes, la communication non violente et comment s’organiser en groupe citoyen », énumère Pascal Bergeron.

Pascal Bergeron du groupe Environnement vert plusPascal Bergeron du groupe Environnement vert plus Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Le gouvernement avait initialement demandé à la MRC Côte-de-Gaspé d’intervenir et de chasser les occupants.

Le préfet de la MRC et maire de Gaspé, Daniel Côté, admet qu’il y a eu des plaintes, mais estime que ce n’est pas de sa juridiction. « Le gouvernement, explique Daniel Côté, voulait qu’on prenne le lead. On a dit les hydrocarbures, le territoire public ça vous appartient c’est à vous de vous en occuper. »

Le ministre des Ressources naturelles Pierre Moreau n’écarte pas la possibilité de demander une injonction à la cour. « La première des choses, a-t-il indiqué vendredi dernier, c’est d’obtenir du tribunal de faire reconnaître les droits du gouvernement sur les terres publiques. Si l’injonction est émise par la cour on va la faire respecter. »

Les occupants construisent un abri temporaire pour offrir leur formationLes occupants construisent un abri temporaire pour offrir leur formation Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

De leur côté, les occupants du « camp de la rivière » travaillaient au cours des derniers jours à ériger un nouveau bâtiment temporaire pour accueillir les participants au camp de formation.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie pétrolière