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Des bourses pour atténuer la pénurie dans les CPE francophones à l'Île-du-Prince-Édouard

Des enfants écoutent une éducatrice leur faire la lecture.

Les centres francophones de la petite enfance à l'Île-du-Prince-Édouard font face à une pénurie de personnel.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

L'Île-du-Prince-Édouard paiera l'intégralité des frais de scolarité de huit nouveaux étudiants s'ils s'engagent à travailler dans la province.

Ces huit bourses, entièrement financées par la province, seront octroyées dès septembre à des étudiants qui suivront le programme d'éducateur de la petite enfance au Collège de l'Île.

En plus des frais de scolarité, les frais de déplacement seront payés, ainsi que les frais de garde d’enfant s’il y a lieu. Une allocation de subsistance sera également versée à l’étudiant, portant la valeur totale de chaque bourse à environ 30 000 $.

En contrepartie, les étudiants s'engagent à signer un contrat de deux ans pour travailler dans l'un des six centres de la petite enfance de l'Île-du-Prince-Édouard.

Un moyen d’atténuer la pénurie d'éducateurs

Les intervenants du milieu accueillent favorablement l’annonce de cette bourse, mais savent qu’il ne s’agit pas d’une solution miracle. Il reste encore beaucoup de postes à pourvoir dans les CPE de la province.

Kathleen Couture, directrice de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l'Île-du-Prince-Édouard.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kathleen Couture, directrice de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

« Présentement, on pourrait facilement embaucher une douzaine d'éducatrices à travers de l'Île, et même plus », reconnaît Kathleen Couture, la directrice de l'Association des centres de la petite enfance francophones de l'Île-du-Prince-Édouard (ACPEFÎPÉ).

La pénurie s'explique en très grande partie par les salaires, qui sont trop bas, soutient le président du Collège de l'Île, Donald DesRoches.

Donald DesRoches.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Donald DesRoches, président du Collège de l'Île.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

« Nous offrons huit programmes au Collège et c'est le programme qui est le moins bien valorisé dans le marché du travail », déplore M. DesRoches.

Kathleen Couture va même plus loin. Le salaire de 15,30 $ l’heure offert aux éducateurs et éducatrices nuit à la rétention du personnel, selon elle.

« Au fur et à mesure qu’on en trouve un, il y en a un qui sort. C’est vraiment difficile de les garder dans nos centres », indique-t-elle. Elle souligne que la rémunération des éducateurs n’a augmenté que de 4 % au cours des huit dernières années.

Le Collège de l'Île et l’Association des centres de la petite enfance francophones espèrent bien voir plus d'une dizaine d'étudiants à la rentrée et donc de futurs éducateurs.

Kody Verhulp.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kody Verhulp.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Il y en aura au moins un : Kody Verhulp, qui compte s'inscrire au Collège de l'Île pour devenir éducateur.

« Je suis très content, je vais être capable d'aller à l'école tout payé », dit celui qui sera l’un des premiers bénéficiaires de cette bourse. « J'ai beaucoup d'amis qui doivent payer beaucoup d'argent, mais moi je vais être capable d’aller [à l’école] sans les dettes et capable de commencer ma vie », se réjouit le jeune homme de 18 ans.

D'ici là, les intervenants sont résolus à continuer à travailler avec le gouvernement pour faire augmenter les salaires des éducatrices et éducateurs francophones de la province.

D’après un reportage de Julien Lecacheur

Île-du-Prince-Édouard

Emploi