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Une fille comme elle, le nouveau livre romantique de Marc Levy

Marc Levy s'exprimant au micro
L'écrivain Marc Levy lors de l'édition colombienne du festival culturel Hay en janvier 2018 Photo: epa-efe / RICARDO MALDONADO ROZO
Agence France-Presse

Ne cherchez pas l'assassin, il n'y en a pas! Marc Levy, l'auteur français aux 42 millions d'exemplaires vendus dans le monde, a choisi la comédie romantique plutôt que le thriller pour son nouveau roman, déjà quasiment assuré d'être un des succès de l'été.

Une fille comme elle, publié par Robert Laffont/Versilio, bénéficie d'un tirage de 400 000 exemplaires. Parallèlement à la sortie de son 19e roman, la version poche du précédent, La dernière des Stanfield, sort également en librairie (Pocket), avec un tirage de quelque 450 000 exemplaires.

Le nouveau roman de Marc Levy, dont l'action, comme dans la plupart de ses livres précédents, se situe à New York (où l'écrivain réside depuis plusieurs années), est publié environ un mois après celui d'un autre poids lourd des lettres francophones, son rival et ami Guillaume Musso, qui caracole depuis en tête des ventes avec son roman à suspense La jeune fille et la nuit, publié par Calmann-Lévy.

Ces deux auteurs font partie, avec Michel Bussi, du club très fermé des auteurs francophones figurant dans les meilleurs vendeurs à l'échelle mondiale. Les chiffres de Marc Levy sont impressionnants. Ses livres ont été traduits en 49 langues et ses ventes mondiales dépassent, selon son éditeur, les 42 millions d'exemplaires, faisant de lui l'auteur français contemporain le plus lu au monde, notamment en Chine et aux États-Unis.

Retour à la comédie romantique

Quand on l'interroge sur les raisons qui l'ont poussé à renouer avec la comédie romantique (son dernier opus du genre remonte à 2015 avec Elle et lui), Marc Levy explique qu'il écrit « par amour, par désir et par plaisir ».

La trame de son roman est assez simple. Dans un immeuble cossu de Greenwich Village, sur la Cinquième Avenue, vit Chloé, une jeune femme en fauteuil roulant décrite comme « resplendissante » et « lumineuse ».

Des pages de son journal intime sont régulièrement distillées au fil du roman, permettant aux lecteurs de découvrir l'origine de son handicap. Les lecteurs les plus attentifs à l'actualité américaine pourront deviner bien avant les dernières pages ce qui est arrivé à Chloé, mais au fond peu importe.

Ce qui m'intéressait, c'est le regard qu'on porte sur les autres, sur les différences qui nous font à la fois peur et qui nous rendent heureux.

Marc Lévy sur son nouveau roman

Dans l'immeuble de Chloé, on croise d'autres personnages hauts en couleur. On y trouve notamment un comptable maniaque, un alcoolique fou d'opéra, une veuve joyeuse, un couple de Français libertins, un autre couple de jeunes puritains, un couple raciste et xénophobe dont le mari travaille pour Fox News, qui est « une chaîne de propagande », s'insurge Marc Levy. Une occasion en or pour le romancier de dresser des portraits souvent cocasses de ce concentré de New-Yorkais.

Il y a aussi le liftier Deepak, un vieil Indien plein de sagesse, chargé de faire fonctionner l'ascenseur mécanique de l'immeuble. Son neveu Sanji, arrivé tout droit de Mumbai, va être amené, à la suite d'un enchaînement de quiproquos, à remplacer le collègue de Deepak victime d'un accident.

Un livre parfait pour le cinéma?

On ne trahit aucun secret on dévoilant que Chloé et Sanji vont découvrir l'amour. On ne gâche rien en précisant, comme l'éditeur le dit en quatrième de couverture, que Sanji est en fait un très riche homme d'affaires.

Le livre est léger comme des bulles de champagne. On pense à des films comme Notting Hill. Alors, est-ce un livre pour le cinéma? Marc Levy, dont plusieurs romans ont été adaptés pour le grand écran, s'en défend. « Je n'y ai vraiment pas pensé. Le roman, c'est une liberté d'expression totale, écrire un scénario est d'une contrainte extrême », assure-t-il.

Une fille comme elle n'évite pas les clichés, mais séduit par sa sincérité. L'écrivain âgé de 56 ans raconte avoir parfois l'impression que son père, Raymond Levy, communiste et résistant aux nazis lors de la Deuxième Guerre mondiale, disparu en 2014, est assis sur son épaule pendant qu'il écrit. Avoir de l'empathie pour les autres est la leçon que le fils a retenue du père.

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