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  • Le « brassage des cultures » dans les jardins communautaires montréalais

    Vieil homme qui tient ses béquilles d'une main et pointe de l'autre de jeunes plants dans un jardin communautaire bordée d'une rue du Centre-Sud de Montréal.
    En 1975, Monsieur Édouard Caron s'implique activement dans le jardin communautaire de Centre-Sud, à Montréal. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    Depuis 43 ans, la ville de Montréal offre à ses citoyens l'occasion de participer à un programme unique en son genre : cultiver une parcelle de terre dans un des jardins communautaires au cœur de la ville. On dénombre aujourd'hui 97 aires cultivables, mais tout a commencé sur un terrain vague du quartier Centre-Sud en 1975. Découvrez comment cette pratique s'est imbriquée dans la culture montréalaise.

    En 1974, un immeuble dans le quartier Centre-Sud est complètement rasé par les flammes, laissant ainsi une grande surface vacante. Il faut lui trouver une vocation. L’idée d’en faire un potager est proposée par le directeur de l’embellissement de la Ville de Montréal de l’époque, Paul-Émile Sauvageau.

    Actualités 24, 15 juillet 1975

    Cette nouvelle idée se joint alors à une initiative d’embellissement du quartier déjà mise en place avec la réalisation de boîtes à fleurs. Ces responsables prennent en charge ce chantier. Le Jardin botanique et le marché Jean-Talon soutiennent rapidement le projet et offrent des plants pour faire fleurir le jardin.

    Et, comme les responsables du jardin l’indiquent au journaliste Jean Ducharme à l’émission Actualités 24 du 15 juillet 1975, le quartier s’implique.

    Chaque famille a son jardin et le jardin communautaire sera réparti aux personnes âgées et aux handicapées. Et aux personnes qui en ont besoin dans le quartier.

    Pauline et Francine, organisatrices

    Petit à petit, différents quartiers sur l’île de Montréal sont séduits par l’idée et des terrains sont mis à la disposition des citoyens. Ce projet innovant gagne en popularité. Les cultures se diversifient et la nature reprend une place importante au milieu du béton et de l’asphalte.

    Montréal ce soir, 31 mai 2005

    J’ai appris à aimer la nature, les fleurs, les fruits, les légumes et autres, et ça m’a donné l’inspiration.

    Robert Lizotte, responsable du jardin Mont-Sabré

    En plus d’offrir la possibilité de produire des aliments frais, les jardins communautaires permettent de tisser des liens, au sein des familles, entre voisins et entre les communautés. Comme l’affirme le journaliste Robert Sirois dans son reportage au Montréal ce soir du 31 mai 2005, le jardin communautaire est le théâtre d’un « grand brassage des cultures ».

    Car entre passionnés de la terre et de la nature, il n’y a pas de discrimination.

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