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Un troisième revers juridique pour Béton provincial

Béton provincial à Matane
Béton provincial à Matane Photo: Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Radio-Canada

Le tribunal a rejeté un autre appel de Béton provincial qui tente d'obtenir le droit d'agrandir une carrière de sable à Matane. Pour l'entreprise, l'avenir des 125 travailleurs de l'usine est lié à cette décision.

Un texte de Jean-François Deschênes

La juge Hermina Popescu de la Cour du Québec refuse une autre fois l’agrandissement de la carrière de sable nommée le banc Durette.

La Commission de protection du territoire agricole et l’Union des producteurs agricoles (UPA) s’opposent aussi à cet agrandissement, entre autres pour protéger les terres agricoles qui sont menacées.

Lors de sa dernière comparution, le 27 février, l’entreprise a tenté de convaincre la juge qu'au-delà de la protection des terres agricoles, le développement économique devait être pris en considération dans la décision, mais en vain.

Béton provincial dit avoir besoin de cet agrégat pour continuer de produire du béton de qualité. Sans cette autorisation, il faudra aller chercher le produit à plus de 200 kilomètres de l’usine de Matane.

Pour la direction, c’est trop loin pour rentabiliser les opérations. Elle menace de fermer l’usine, mais tient à analyser la décision avant de préciser ses intentions.

Les travailleurs craignent pour leur emploi.Deux manifestations d'appui ont eu lieu en 2016 devant l'usine de Matane pour appuyer les démarches juridiques. (archives) Photo : Radio-Canada / j

De son côté, Matane appuie l’entreprise dans ses démarches. L’avocat mandaté par la Ville a participé aux dernières audiences.

« C’est sûr qu’on est très proches d’eux et on espère avoir un dénouement prochainement sur le dossier », exprime le maire de Matane, Jérôme Landry, qui attend avec impatience la décision de l’entrepreneur.

Ce qu’on essaie de voir, c’est de quelle façon on peut aider cette entreprise-là, qui est majeure dans l’Est-du-Québec. Pour Matane évidemment, c’est une très grande entreprise.

Jérôme Landry, maire de Matane
Travailleurs en usine125 personnes travaillent à l'usine de Matane. Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le président de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis, rappelle que Béton provincial exploite le gisement depuis 35 ans. Il précise que l’entreprise devait remettre les terres agricoles en état au fil des ans, ce qui n'a pas été fait convenablement.

Il est conscient que le dossier est délicat pour la région compte tenu des nombreux emplois en jeu. « Je pense même qu’il y a des producteurs qui louent ces terres-là, je sais qu’ils trouvent ça difficile. Mais la loi reste la loi et les règlements restent ce qu’ils sont. »

Moi, j’ai toujours dit que c’est mieux de faire nos devoirs avant, de se conformer à tous ces éléments-là. Les terres agricoles, il faut les protéger.

Gilbert Marquis, président de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent

M. Marquis ignore s’il est encore possible de trouver un terrain d'entente.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Économie