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Immigration : la proposition de la CAQ respecte l'accord avec Ottawa, dit Legault

Le chef de la CAQ, François Legault, lors d'une mêlée de presse jeudi à Gatineau.
Le chef de la CAQ, François Legault, lors d'une mêlée de presse jeudi à Gatineau. Photo: Radio-Canada
La Presse canadienne

François Legault estime que son parti respecte « tout à fait l'entente avec Ottawa » en matière d'immigration avec sa proposition d'un test des valeurs et d'un certificat de sélection « transitoire ».

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) est revenu sur ses propositions en immigration, jeudi en mêlée de presse, disant qu'elles ne font qu'établir des conditions avant de remettre le certificat de sélection du Québec nécessaire à l'obtention de la citoyenneté canadienne.

En plus d'un test des valeurs et d'un test de français pour les nouveaux arrivants, la CAQ demanderait que le candidat à l'immigration occupe un emploi ou fasse des démarches en ce sens, selon la plateforme électorale dévoilée d'abord par L'Actualité cette semaine.

Un « certificat d'accompagnement transitoire », valide pour trois ans, serait délivré.

Selon ce qu'a précisé M. Legault, en marge des assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec à Gatineau, les candidats qui échoueraient à trois évaluations ou qui refuseraient de s'y soumettre se retrouveraient « sans statut ». Le gouvernement fédéral serait avisé, puisque c'est Ottawa « qui est responsable de retourner les gens qui n'ont pas de statut », a-t-il souligné.

« Actuellement, le gouvernement du Québec a une entente avec le gouvernement fédéral pour le choix des immigrants économiques. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'à l'avenir, avant de donner un certificat de sélection du Québec, les nouveaux arrivants devront réussir un test de français, un test des valeurs, et démontrer qu'ils ont fait des démarches vers l'emploi », soutient M. Legault.

On respecte tout à fait l'entente avec Ottawa, c'est juste qu'on met des conditions avant de donner le certificat de sélection du Québec qui mène vers la citoyenneté.

François Legault, chef de la CAQ

Un plan voué à l'échec, selon Lisée

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a dit croire jeudi que la proposition de M. Legault se buterait à un obstacle infranchissable dès la première étape.

« Ça ne sera jamais appliqué. À la première étape, il faut qu'il crée une nouvelle sorte de visa temporaire, et ce n'est pas lui qui a le droit de le faire à Québec, c'est au fédéral, et le fédéral ne le fera pas », a fait valoir M. Lisée aux journalistes.

De toute façon, selon lui, aucun gouvernement canadien ne « va accepter de rouvrir l'entente pour créer une nouvelle catégorie d'immigrants qui vont vivre dans l'incertitude pendant trois ou quatre ans ».

« Il va dire à ces pauvres dizaines de milliers de nouveaux Québécois : "Pendant trois ans vous allez vivre dans une incertitude totale, parce que ça se peut que je demande au Canada de vous expulser". Le Canada ne les expulsera pas, mais ces pauvres gens là vont croire que c'est possible », a affirmé M. Lisée.

François Legault est assez intelligent pour savoir que ça ne marche pas. Donc, il fait le calcul que le monde va quand même acheter ça. Mais moi, j'ai plus de respect pour l'intelligence des Québécois, et moi je pense qu'ils n'achèteront pas un plan qui ne peut pas marcher.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

En mêlée de presse plus tôt jeudi, le chef libéral et premier ministre Philippe Couillard avait parlé encore une fois d'un « projet mal ficelé, brouillon, et inapplicable ».

« Les citoyens sont assez grands pour juger cela », a-t-il laissé tomber.

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