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La Société de sauvetage veut que la sécurité en bateau coule de source

Une femme tient une affiche promouvant les règles de sécurité en bateau, entre deux embarcations de services de secours.
La campagne 2018 de la Semaine de la sécurité nautique au Manitoba met l'accent sur les amendes encourues en cas de manquement aux règles. Photo: Radio-Canada / Bertrand Savard
Radio-Canada

Au Canada, plus de 16 millions de plaisanciers se préparent à s'adonner à leur loisir favori, notamment à l'occasion de la longue fin de semaine de la fête de la Reine. Pour la Société de sauvetage, c'est le moment idéal de rappeler les consignes de sécurité, notamment au Manitoba, où les taux d'accidents mortels sont parmi les plus élevés.

Un texte de Barbara Gorrand

Le 4 mai, un bateau s’est retourné sur la rivière Rouge, à Winnipeg, précipitant ses quatre occupants dans les eaux tumultueuses du cours d’eau. L'un d’entre eux est mort.

Ce drame récent au Manitoba illustre une réalité que déplore Kevin Tordiffe, président-directeur général de la Société de sauvetage du Manitoba. « Il y a encore, chaque année, au Canada, plus d’une centaine de victimes d'accidents liés à la navigation de plaisance. Le Manitoba et la Saskatchewan ont les taux les plus élevés au pays », a-t-il rappelé au moment de lancer la Semaine de la sécurité nautique.

L’analyse du rapport 2017 de la Société de sauvetage, qui recense les données fournies par le Bureau du médecin légiste en chef du Manitoba, fait apparaître une moyenne de 25 morts par noyade chaque année dans la province.

« C’est plus que le nombre de morts liés à la conduite en état d’ivresse », affirme Kevin Tordiffe. Et 35 % de ces noyades se sont déroulées à l’occasion d’une sortie en canoë ou en bateau à moteur.

« Au Manitoba, reprend Kevin Tordiffe, les données que nous avons montrent que 96 % des victimes d’accidents mortels lors de sorties sur un plan d'eau ne portaient pas de gilet de sauvetage. Et près de 70 % des victimes avaient consommé de l’alcool. »

.. Photo : Radio-Canada

C’est pourquoi, cette année, la Semaine nord-américaine de la sécurité nautique met l’accent non seulement sur la prévention et le rappel des règles de sécurité, mais aussi sur les sanctions encourues en cas d’infraction.

À Winnipeg, Bob Chabot, coordinateur à la Gendarmerie royale du Canada, rappelle ainsi que les deux étés précédents, la GRC a mené des campagnes d'éducation sur les lacs et les rivières manitobaines. « Nous avons découvert que 95 % des plaisanciers ne se conformaient pas aux exigences de sécurité », précise-t-il.

Les comportements à risque sanctionnés

« Nous allons donc mettre l’accent sur la répression en délivrant des constats qui correspondent aux infractions. Nous continuerons à faire passer les messages de prévention également, mais les lois sont là depuis des années et il faut maintenant les faire respecter », ajoute M. Chabot.

À titre d’exemple, le fait de ne pas avoir le permis d’embarcation de plaisance lorsqu'on est à son bord est sanctionné par une amende de 250 $. Ou bien encore, utiliser une embarcation de plaisance à propulsion humaine sans qu’il y ait à bord un vêtement de flottaison individuel ou un gilet de sauvetage de la bonne taille pour chaque personne est sanctionné par 200 $ d’amende… plus 100 $ par gilet manquant.

Un durcissement de la sécurité qui satisfait Kevin Tordiffe, de la Société de sauvetage du Manitoba. « Si les avertissements ne suffisent pas, espérons que les sanctions permettront de rendre la navigation de plaisance plus sûre. »

Manitoba

Prévention et sécurité